Menahan O.Delorme

J’ai trois passions dans la vie : la mode, les croûtons à l’ail et le sarcasme. J’exagère à peine. Je suis musicienne, j’écris également pour Ton Petit Look et je suis tombée dans la culture quand j’étais petite tel Obélix dans la marmite. Je tenterai de vous transmettre ma passion sur la mode en vous faisant part de mes découvertes culturelles montréalaises. Pour moi, Montréal c’est une belle nuit d’été qui propose un éventail de possibilités aux férus de culture et de poutines. Mon objectif ultime est de mettre à l’avant-scène les projets émergents des plus inusités aux évènements de renom en partageant avec vous mes propos teintés d’un peu de sarcasme (mon autre passion). Peut-être aurais-je même l’occasion de vous convaincre que les croûtons font définitivement partie des meilleurs aliments qui existent, qui sait.
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Mode Expo 67 au Musée McCord : bien plus que de beaux habits

Le Musée McCord présente Mode Expo 67 pour redécouvrir les moments forts de cet évènement marquant de la métropole sous l’angle de la mode. Pièces d’anthologie, témoignages et nostalgie sont au rendez-vous. L’exposition est présentée jusqu’au 1er octobre 2017.

C’est dans le cadre du lancement du Printemps numérique au Musée McCord, lors du 5 à 9 intitulé « Montréal Fashion Tech », que j’ai eu l’occasion de m’exporter pour un moment en 1967. Le 5 à 9 a également été une occasion de découvrir plusieurs innovations technologiques et expériences interactives sous la thématique de la mode. Cynthia Cooper, conservatrice et commissaire de l’exposition, a décidé de présenter l’Expo 67 sous un angle très peu exploité jusqu’à maintenant, celui de la mode. Elle profita du 50e anniversaire de l’exposition universelle pour remémorer des souvenirs de cet évènement qui marqua à jamais le peuple québécois.

Rappelons que l’Expo 67, qui comportait 90 pavillons sur le thème « Terre des Hommes », avait pour but de faire découvrir les réalisations technologiques et industrielles des pays participants par la créativité, la modernité et le design. L’Expo 67, c’est 50 millions de visiteurs en 6 mois. C’est ce qui a mis Montréal sur la carte. En effet, l’Expo 67 fut bien plus qu’une fête foraine. C’était la première exposition en son genre au Québec. Les visiteurs ont eu l’occasion de goûter à des mets japonais, à en apprendre davantage sur la culture allemande et peut-être même de croiser Grace Kelly! Cinq dimensions étaient abordées dans le cadre de l’Expo 67: l’architecture, le design industriel et graphique, les médias, et bien sûr, la mode.

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Vitrine d’exception pour tous les designers et manufacturiers locaux, l’Expo 67 aura propulsé la carrière de plusieurs créateurs québécois qui se démarqueront sur le marché international. Les designers Michel Robichaud, Serge & Réal, Marielle Fleury et Jacques de Montjoye se sont fait d’ailleurs remarquer pour leurs créations, dont les uniformes des hôtesses de pavillons ayant marqué la mémoire des visiteurs. Quelques-unes de leurs créations sont présentées à l’exposition, dont une robe portée par la première dame de Montréal cette année-là, Madame Boucher Drapeau, créée par Robichaud. En complément à l’exposition, des entrevues ont été réalisées avec les designers pour en apprendre davantage.

L’exposition compte plus de 60 costumes,  de nombreuses créations de designers québécois en passant par une panoplie d’accessoires (chapeaux, gants, parapluies, sacs et bijoux, fourrure, etc.) tous avant-gardistes pour l’époque. L’exposition relate des faits impressionnants sur l’évènement international et des témoignages de créateurs de l’époque. En parcourant les différentes zones de l’exposition, on peut également y voir  des croquis, des photographies et des extraits vidéo d’archives pour vous plonger dans l’ambiance au-delà des mini-jupes et des cabans féminins.

Pour ceux et celles qui auraient voulu vivre l’expérience de l’Expo 67 ou la revivre, c’est une belle occasion de pouvoir connaitre cette page de l’histoire sous un autre angle. L’exposition est une invitation aux fashionistas aguerries, mais aussi aux novices de la mode. Personne ne peut être indifférent. On a la chance de pouvoir ressentir toute la frénésie de ce rassemblement historique en se remémorant son ampleur et en admirant les créations, les coupes et les matières extravagantes qui caractérisent si bien l’audace et l’effervescence des années 60.

L’exposition Mode Expo 67 est présentée jusqu’au 1er octobre 2017 au Musée McCord.

Musée Exposition
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Voyage multiculturel et innovation au rendez-vous : Festival International Nuits d’Afrique

Le 12 juillet prochain, le Festival International Nuits d’Afrique soufflera ses 30 bougies. Une édition qui promet et qui réserve aux amoureux de la musique du monde, une programmation diversifiée et innovante pour célébrer cette 30e édition. Suivi de mon entrevue avec le porte-parole de l’évènement, Herby Moreau.

« Les Nuits d’Afrique est le festival qui ressemble le plus à Montréal par son aspect multiculturel. C’est un festival qui permet aux Québécois de souche et d’adoption de pouvoir voyager dans leur propre ville et de voyager en musique. C’est aussi une occasion de bouger et de s’éclater» mentionne Herby Moreau, porte-parole de la 30e édition du festival.

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Moreau n’est pas à sa première fois en tant que porte-parole de l’évènement, toutefois, il avait passé le flambeau à d’autres pour mieux le reprendre en cette année bien spéciale. « Je fais partie de la famille de Nuits d’Afrique. C’était une année charnière et importante et ça me fait plaisir d’être de retour pour cette grande occasion! » mentionne-t-il.

L’évènement risque effectivement d’attirer la foule. La programmation  propose pas moins de 700 artistes venus de 35 pays différents, en passant des pays africains à l’Amérique latine. Plus de 110 concerts et activités prévues à l’horaire.

« Le festival s’effectue en 2 temps. Le 1er temps se déroule en salle. Des concerts sont présentés dans différentes salles de Montréal, dont le Balatou, le Métropolis, et la Sala Rossa. En 2e temps, à partir du 19 juillet, il y aura des concerts extérieurs gratuits tous les soirs, et ce pendant 6 jours », indique Moreau. Une 6e journée s’est ajoutée pour sa 30e édition afin de rendre à tous encore plus accessible la musique du monde. « Les concerts auront lieu au Parterre du Quartier des spectacles, en face de la Maison symphonique, dans le Village des Nuits d’Afrique. Il y aura aussi des kiosques avec de la nourriture et de l’art africain ainsi qu’un espace dédiée aux familles.», reprend-il. En effet, le Village Nuits d’Afrique a été agrandi et enrichi cette année pour donner une expérience unique aux festivaliers. On peut entre autres participer à des ateliers à ciel ouvert afin d’apprendre les rudiments des instruments traditionnels et danses africaines et latines.

Les festivaliers auront l’embarras du choix concernant les concerts. En effet, 8 séries de spectacles sont prévues dont une nouvelle catégorie qui a vu le jour cette année soit, la série « Les Voix du Monde ». Cette série met en lumière les artistes qui utilisent leur voix comme instrument de leur art. Chaque série propose un concept différent et célèbre toutes les tendances des musiques du monde en passant de l’electro-reggae à la pop métissée.

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On ne peut passer à côté de l’hommage qui sera rendu à l’artiste emblématique Manu Dibango, père du célèbre titre Soul MaKossa, qui a grandement influencé l’histoire de la musique du monde et qui a été à maintes reprises parrain du festival. À noter à votre agenda, la performance de Rachid Taha le 13 juillet prochain. «Taha est une sommité en Afrique du Nord en matière de musique rïe. C’est les 30 ans des Nuits d’Afrique, mais c’est aussi les 30 ans du raï. Comme Taha est une bête de scène, ce sera tout un spectacle » mentionne Moreau. L’énergie puissante de Tabou Combo, le doux folk de Yael Naim et le blues touareg mystérieux de Faris font également partie des coups de cœur de la programmation d’Herby Moreau. Toutefois, le porte-parole se laisse aller à la découverte et s’imprègne par l’ambiance du festival.

Autre nouveauté cette année, le nouvel Espace Agor’Afrique. « L’Agor’Afrique offre une panoplie d’activités, des minis concerts, des ateliers participatifs. C’est une expérience immersive. Il y a vraiment des activités pour tout le monde. C’est une bonne façon de faire connaître une autre culture aux enfants québécois et de faire connaître la culture d’où ils viennent aux enfants de 2e génération qui n’ont pas eu la chance de retourner au pays » partage le porte-parole.

« Tout ça a commencé il y a 30 ans devant le Balattou et là, depuis quelques années, le festival a pris sa place au cœur du Quartier des spectacles», mentionne Moreau à propos de l’histoire de cet évènement maintenant reconnu sur la scène internationale.

Pour en savoir plus sur la programmation du Festival International Nuits d’Afrique qui aura lieu du 12 au 24 juillet prochain au Quartier des spectacles, rendez-vous sur La Vitrine.

 

 

 

Musique
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De l’avant-garde et du style à l’honneur au Fashion Preview

Le 5, 6 et 7 avril dernier a eu lieu l’évènement mode montréalais Fashion Preview à l’Agora Hydro-Québec au Cœur des Sciences de l’UQAM. À l’occasion de cette 5e édition, le public a eu la chance de découvrir les nouvelles collections de plusieurs designers d’ici. L’originalité était de mise lors de l’évènement, tant au niveau des pièces que de la mise en scène des défilés.

J’ai eu l’occasion d’assister à la 2e journée de la 5e édition de l’évènement Fashion Preview. Cette initiative, organisée par l’organisme à but non lucratif Mode Avant-Première depuis 2014, a le vent dans les voiles. Ce rendez-vous mode se veut une façon de faciliter la visibilité des designers montréalais auprès du public, des médias et des acheteurs potentiels d’ici et d’ailleurs. Cet évènement, réfléchi et créé par Emanuela Lolli de l’agence Lolli Communication, prône l’avant-garde et l’innovation en mode.

Sous un cadre plutôt intimiste, ce projet permet de découvrir des collections de prêt-à-porter et d’accessoires de créateurs locaux. Durant les 3 jours de l’évènement, une dizaine de designers ont participé au projet dont le collectif du Collège Lasalle. Les créateurs ont été invités à proposer leurs collections automne-hiver 2016-2017 sous le thème de la nordicité.

Des designers de renom et des créateurs de la relève ont eu l’occasion de participer à ce projet. Citons la présence de l’irrévérencieux Travis Taddeo, Joseph Helmer et ses œuvres qui mettant en valeur la féminité et l’élégance naturelle ainsi que Claudette Floyd qui en met plein la vue avec la richesse des tissus de ses œuvres.

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Une nouveauté cette année, au lendemain de chacune des journées, on retrouve un trunk show afin de permettre aux créateurs participants au Fashion Preview de créer des liens commerciaux et promotionnels exclusifs auprès des acheteurs étrangers et d’ici. Le public a également eu l’occasion d’entendre les pièces musicales de l’auteure-compositrice-interprète de pop alternatif montréalaise Emi Jeen à l’occasion du défilé collectif Tomorrow & Tomorrow. Cette association entre cette artiste musicale et les designers Elisa C-Rossow, Maison Cyma et Anomal Couture, a permis de créer une synergie entre la musique colorée de Jeen et les collections des designers lors du défilé.

Alors que le minimalisme est en vogue et que les basiques ne sont plus boudés par les fashionistas, j’ai particulièrement aimé la collection de Jennifer Glasgow. Les couleurs neutres et les coupes classiques et épurées m’ont particulièrement plu. Cette créatrice, qui détient deux boutiques à Montréal soit Local 23 et General 54, fait de plus en plus sa marque dans le paysage mode montréalais.

En visitant les espaces capsules entre les défilés, j’ai rencontré les responsables de Fibres Collectives. On retrouvait dans cet espace plus d’une centaine de pièces de designers locaux aménagées dans un décor uniforme. Fibres Collectives est une boutique en ligne de vêtements et d’accessoires fabriqués localement. L’initiative se décline également sous la forme d’un magazine qui nous propose des conseils stylistes et d’agencement, des entrevues en plus de nous en apprendre davantage sur le travail effectué derrière chaque vêtement.

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Pour en connaître davantage sur la 5e édition de l’initiative Fashion Preview et des designers qui y ont collaboré, visitez le site web de l’évènement.

Design Mode
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Le projet Synergy par Larose, une expérience en soi

L’artiste de musique électronique montréalais Philippe Larose Cadieux, de son nom d’artiste Larose, proposera à la foule le projet Synergy le 5 avril prochain à la Casa Del Popolo. Réalisée en collaboration avec Nanoleaf, il s’agit d’une expérience multisensorielle  surprenante à ne pas manquer. Pour tous les amateurs de musique électro et pour tous ceux fascinés par les performances sur scène tout en lumière, vous serez gâtés.

Le projet musical Synergy par Larose, DJ et producteur membre de la maison de disque Motek Music, en a surpris plusieurs lors du lancement officiel du projet qui s’est déroulé en février dernier au bar O Patro Vys. En effet, ce qui rend ce projet assez unique c’est qu’il s’agit d’une performance de musique électronique alliant le son à la lumière.

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L’éclairage d’une prestation musicale fait bien évidemment partie intégrante d’un spectacle. Toutefois, pour le projet Synergy, il s’agit d’aller au-delà : la lumière réagit directement au son produit par chacun des instruments. Elle est parfaitement synchronisée aux arrangements musicaux.

La présence d’une batterie sur scène rend la performance très intéressante en alliant à la fois la dimension technique et humaine. L’omniprésence des jeux de lumière réagissant à la musique permet de faire vivre un moment unique au spectateur, qu’il soit un mordu d’électro ou non. a débuté le projet, Larose a d’abord pensé à la façon dont sa musique serait produite sur scène. Synergy se veut spontané, audacieux et innovant.

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N’étant pas particulièrement fan de musique électronique à la base, Synergy a tout de même attiré mon attention. Je salue le côté novateur de ce projet. De plus, je fais partie de ceux qui développent, très souvent, un intérêt marqué envers un groupe après avoir vécu l’expérience live. Je ne serai certainement pas déçue le 5 avril prochain.

Ayant perfectionné son art lors d’un séjour à Londres, Larose souhaite maintenant séduire la scène locale avant d’aller se produire outre-mer.

Pour plus d’informations sur le prochain spectacle de Larose à la Casa Del Popolo le 5 avril prochain, consultez la page Facebook. Pour acheter des billets, rendez-vous sur le site Internet de Larose.

Musique
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Montréal en lumière en 4 temps

Pour sa 17e édition, le festival Montréal en lumière présenté du 18 février au 5 mars promet une belle diversité d’activités. De plus, cette année, c’est la ville chinoise de Shenzhen qui est à l’honneur et teinte la programmation. Le festival propose des activités pour tous les goûts et tous les âges afin de mettre en avant-plan la richesse culturelle montréalaise. Montréal en lumière c’est l’un des plus grands festivals d’hiver au monde. Un bon moyen d’oublier, pour un instant, les aléas de Dame Nature.

L’art et le spectacle
Les arts de la scène font partie intégrante du festival. Nous aurons droit, entre autres, à des prestations musicales, des pièces théâtrales uniques et des expositions extravagantes. Ce sera également une occasion de découvrir la musique classique, les arts du cirque, la danse et même l’improvisation.

L’auteure-compositrice-interprète française Zaz offrira une prestation le 23 février à la Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts et présentera quelques morceaux de son dernier opus Paris. Sa voix grave et rauque vous donnera envie d’aller déambuler le long de la Seine. Toujours dans la lignée musicale folk, Peter Henry Phillips, qui a jadis collaboré avec DJ Champion et Jorane, vous transportera le 25 février prochain au Club Soda dans son univers réconfortant. Sinon, allez vous réchauffer sous la musique électro-pop de Foxtrott le 26 février également au Club Soda.

L’exposition Spazuk propose des œuvres uniques concoctées à partir de la suie. Un résultat impressionnant et inusité. L’exposition est présentée tous les jours durant le festival à la Maison du Festival. Il y a également une bande dessinée théâtrale s’intitulant Louis Riel : A comic-strip stage play, basée sur l’oeuvre de Chester Brown, acclamé par la critique, qui sera présentée du 25 au 27 février au Théâtre La Chapelle.

Les foodies
Une autre belle façon de profiter du festival est de s’initier à la gastronomie. Plusieurs restaurants mettront notamment l’emphase sur la cuisine asiatique en l’honneur de Shenzhen. L’idée derrière cette initiative est de créer des jumelages et de proposer des mets suite à la rencontre des chefs de Shenzhen et de Montréal.

Vous pourrez déguster de la raclette à volonté au Bistro Beaver Hall ou bien manger un repas gastronomique où la truffe sera à l’honneur à la Brasserie T! Pour les amateurs d’huîtres, vous pourrez prendre part, tous les vendredis du festival, aux 5 à huitres à la Place des Festivals et déguster un vin parfaitement harmonisé. Durant la semaine de relâche, plusieurs établissements participeront à l’initiative Paie ton âge qui permet de faire découvrir des mets aux enfants et aux adolescents de 16 ans et moins dont leur repas s’élève au prix de leur âge !

Crédit photo : Renaud Vinet-Houle

Crédit photo : Renaud Vinet-Houle

Se divertir gratuitement
Cette année encore, vous pourrez profiter d’un tour dans la Grande Roue ou dans la glissade à la Place des Festivals qui seront toutes les deux illuminées. Sur place, vous pourrez en profiter pour prendre un verre ou casser la croûte au bar à grilled cheese. Vous aurez également l’occasion de visiter la station interactive Artlux qui permet aux participants de créer des œuvres numériques projetés en direct. Pour les curieux, plusieurs artistes s’exposent, dans leurs disciplines respectives dans le cadre de L’art érotique s’expose à l’ARTVstudio.

Une nuit sans fin
Pour une 13e année consécutive se tiendra la Nuit Blanche, qui propose aux adeptes de la vie nocturne des activités jusqu’aux petites heures du matin dans trois quartiers de Montréal. La Nuit Blanche se tiendra le samedi 27 février prochain. Un rendez-vous qui a su faire des adeptes depuis quelques années. Étant organisé en collaboration avec la STM, vous aurez l’occasion de profiter du réseau de transport ouvert toute la nuit. Plus de 200 activités, pour la plupart gratuites, vous sont proposées.

Le Elvis Gratton Picture Show est très attendu. Il s’agit d’un montage du premier film d’Elvis Gratton sous la musique rythmée de Misteur Valaire qui sera en prestation live. Cette expérience se veut très interactive et souhaite permettre aux spectateurs de pouvoir souffler quelques répliques mythiques du film !

À l’occasion de la Nuit Blanche, neuf bars du Quartier Latin seront exceptionnellement ouverts jusqu’à 6 heures du matin. Il s’agit du Pub Quartier latin, le Bistro à Jojo, le Saint-Bock Brasserie artisanale, le Saint-Houblon, le bar En cachette, le Cinko, le Café Hookah Lounge, le Patrick’s Pub Irlandais et L’Île noire.

Vous pourrez aussi aller essayer des jeux de société au Centre Pierre-Charbonneau dans le cadre du festival Montréal Joue. Si vous avez aimé l’émission de télévision Série Noire, vous pourrez aller rencontrer les comédiens de la série et fêter avec eux au party thématique qui se tiendra à la Cinémathèque québécoise dans le cadre des Rendez-vous du cinéma québécois.

L’exposition de l’artiste islandais Ragnar Kjartansson au Musée d’art contemporain vaut vraiment le détour. On y présente, entre autres, une œuvre musicale vidéographique The Visitors où l’on retrouve des musiciens qui jouent en simultané sur des écrans géants. Le tout donne un résultat spectaculaire, romantique et mélancolique à la fois. Vous aurez de la difficulté à ne pas vous y poser pendant des heures.

Enfin, à l’occasion des Rencontres internationales du documentaire de Montréal, vous pourrez assister à un YouTube Battle pour laquelle s’affronteront 16 équipes. Toujours en humour, un Zoofest polaire sera également présenté à La Vitrine où vous pourrez voir des humoristiques se prêter au jeu de DJ silencieux.

Pour connaître tous les détails de la programmation de Montréal en lumière, rendez-vous sur le site : www.montrealenlumiere.com.

Notre photographe, Renaud Vinet-Houle, a également assisté au spectacle de The Seasons samedi le 20 février. Il a également pris la photo d’en-tête.

Variétés
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OUMF : un festival de la rentrée culturelle et une raison de rencontrer la formation Dead Obies

Le Festival d’arts émergents de la rentrée OUMF en est à sa 5e édition. Cet évènement représente une occasion de célébrer la rentrée culturelle et étudiante de Montréal et de profiter de tout ce que le Quartier Latin a à offrir. Au menu, des prestations musicales, des arts de la rue, de l’humour et plein d’autres occasions de laisser aller sa créativité. L’évènement s’est déroulé du 10 au 12 septembre dernier au Quartier des spectacles sur la rue Saint-Denis.

Le Festival OUMF vient en quelque sorte clore la saison des festivals estivaux à Montréal. Plusieurs partenaires ont collaboré, tels que La Vitrine, pour assurer le succès de cet évènement. Ce gros party à ciel ouvert de la rentrée se veut une occasion pour les étudiants et le grand public de célébrer l’art émergent sous toutes ses formes. Dans le cadre des festivités, j’ai eu l’occasion de rencontrer la formation Dead Obies qui était en prestation vendredi soir. Dead Obies est un groupe de post-rap originaire de la Rive-Sud de Montréal. La formation a connu énormément de succès suite à la sortie de leur premier album Montréal $ud, et est reconnu pour avoir soulevé plusieurs controverses par son utilisation du « franglais ».

Les gars sont très allumés et sympathiques. J’ai eu l’occasion d’échanger avec eux sur leur prochain album qui sortira l’hiver prochain. Le festival OUMF représente une belle opportunité pour eux de rencontrer leurs fans qui sont principalement des étudiants. « Ce festival est une belle occasion pour les bands émergents de se faire connaitre. Nous y avions d’ailleurs participé avant la sortie de notre premier album » mentionne Yes McCan.

Après le méga succès de leur premier album, Montréal $ud, Dead Obies n’a pas chômé. Ils ont effectué une tournée du Québec, de Montréal à Rouyn-Noranda, et même outremer. Cette tournée, ces prestations, ces rencontres avec leurs fans ont grandement inspiré les pièces de leur prochain album. Je leur ai demandé à quoi l’on pouvait s’attendre de leur prochain opus, et quelle sera la réaction du public selon eux. « On n’a pas trop réfléchi à ce que les gens vont en penser, à leurs attentes. Nous gardons le focus sur nos nouvelles pièces » explique Jo RCA, Yes Mccan et O.G Bear. « L’album sera moins sombre que Montréal $ud, moins refermé sur nous-mêmes. Il représente ce que nous sommes maintenant. On veut que les gens ressentent l’expérience vécue sur scène », poursuivent-ils en parlant de tout le parcours qu’ils ont accompli depuis la sortie de leur premier album.

La formation donnera trois concerts en octobre au Centre Phi afin d’enregistrer devant le public des nouvelles pièces de leur album. « L’enregistrement live permet de bien livrer la sonorité de nos voix en plus reproduire le feeling ressenti sur scène. L’enregistrement live sera une expérience multidimensionnelle en soi » mentionne Jo RCA, Yes McCan et O.G.Bear. « C’est un album qui sera créé sur scène et fait pour la scène », poursuit Yes McCan.

Sur leur site Internet, on peut retrouver 4 nouvelles pièces du prochain album, téléchargeables gratuitement. « Au départ, nous voulions mettre qu’un single disponible, mais en fin de compte, nous voulions démontrer toute la diversité des pièces qui seront sur le prochain album. Les 4 singles sont différents et ça donne un package vraiment intéressant selon nous », évoque McCan.

La formation a créé un livre-glossaire entourant la sortie de leur premier album, expliquant la démarche derrière chaque pièce. Ils ont également créé une websérie de dessins animés accessible via leur site web afin de promouvoir leur prochain opus. Je n’ai pas pu avoir de scoop sur un prochain projet créatif à venir, mais je suis certaine que je ne serai pas déçue si projet il y a!

Pour assister à l’enregistrement du prochain album de Dead Obies au Centre Phi le 14, 15 ou 16 octobre prochains, vous pouvez réserver votre place ici. Pour en connaitre davantage sur la formation et pour entendre les 4 nouvelles pièces de leur nouvel album, téléchargeables via leur site Web, rendez-vous ici. Enfin, pour connaitre la programmation complète de l’édition 2015 du festival OUMF, rendez-vous sur le site Web.

Musique
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Le Festival Mode & Design ou Montréal capitale de la mode

La 15e édition du Festival Mode & Design (FMD) s’est déroulée du 17 au 22 août dernier au Quartier des spectacles. Le FMD est une plateforme de diffusion de tendances, que ce soit au niveau de la mode, du design, de la beauté, de la musique. Cette 15e édition n’a certainement pas déçu les férus de style! Montréal est bel et bien une capitale de mode émergente et créative.

Le FMD a encore frappé fort cette année. Bien que le beau temps ait largement aidé au succès de ce festival à ciel ouvert, ce n’est certainement pas seulement grâce à Dame Nature que le FMD a attiré des centaines de milliers de visiteurs. En effet, nous avons été gâtés par des conférences de personnalités de renom, des défilés pour tous les styles et tous les budgets et par des performances créatives. Tout ceci dans un environnement design où l’on avait l’occasion d’admirer le streetstyle!

Ce qui est fort intéressant dans la formule du FMD, c’est qu’il y a un souci de rendre la mode et le design accessible au grand public. En effet, l’objectif est de démocratiser ces disciplines qui sont souvent perçues comme élitistes. Cela représente un défi, mais je crois que le FMD a fait un grand pas cette direction.

Voici un aperçu de mon expérience FMD 2015.

Les conférences

Les festivaliers ont été choyés cette année en ce qui concerne les conférenciers. J’aurais vraiment voulu assister à la conférence avec la styliste et designer de Sex and the City!  Toutefois, j’ai tout de même eu l’occasion d’assister à la conférence d’Adam Katz Sinding, ce photojournaliste qui parcourt les Fashions weeks à travers le monde à la recherche de la meilleure photographie selon ses critères très précis et étudiés. Sérieusement, je n’ai pas été déçue. Son blogue, Le 21eme, n’est pas un blogue de style de rue, comme il l’a mentionné lui-même ; il représente plutôt un point de vue journalistique dans lequel la photo représente plus qu’un style ; elle représente une histoire. Cet homme très modeste nous en a appris davantage sur sa passion, sur ses méthodes de travail et ses inspirations. Katz a partagé avec l’audience que la photo lui a permis d’aller vers les gens, de créer des contacts, de surpasser sa gêne. Vous entendrez certainement de plus en plus parler de ce photographe qui n’a presque plus le temps de manger, tellement il est occupé!

Un site « boisé »

Le Quartier des spectacles s’est transformé à l’occasion du FMD en laissant place à des structures et des installations contemporaines et design. Pour ceux et celles qui y ont assisté, vous aurez certainement remarqué la prédominance du bois dans l’aménagement. Le designer multidisciplinaire ​​Jean-Claude Poitras, commissaire du volet Design du FMD cette année, et son équipe, ont façonné le Quartier des spectacles avec une touche urbaine. J’ai particulièrement aimé l’effet, à la nuit tombée, de l’éclairage sur les passerelles en bois de la scène M.A.D.

Un public impliqué

À l’occasion des festivités, les visiteurs ont même eu la chance de participer activement à plusieurs activités, dont celle organisée par La Vitrine. Entourés de danseurs freestyle, les festivaliers ont été invités à monter sur les passerelles et à démontrer leurs meilleurs pas de danse! Aussi, 20 chanceux stylés ont été choisis pour défiler à l’occasion du Piknic Électronik!

Les créateurs d’ici et le streetstyle

Que serait un festival de mode sans la présence de boutiques où l’on peut se procurer des créations de mode locales? En effet, les visiteurs ont eu l’occasion de magasiner parmi les 25 boutiques éphémères et les 4 fashiontrucks présents sur le site. Ces derniers ont d’ailleurs lancé, à cette occasion, le regroupement des Fashion Truck Montréal.  J’ai un petit faible pour la Coven qui propose des produits de designers locaux à des prix accessibles pour tous.

Le FDM a également été une occasion de croiser des visiteurs lookés, des blogueurs et des personnalités amoureuses de la mode et du design. C’est bien l’un des festivals où je comprends le port de talons hauts! La foule était loin d’être homogène ; j’ai croisé autant des fashionistas que des travailleurs en habit formel, et c’est ce qui rendait le tout intéressant!

Des prestations musicales mémorables

Le FMD est également une occasion de mettre à l’avant-plan le talent musical. Nous avons eu droit à des prestations de DJs tels que Ryan Playground, et à des performances énergiques telles que celle de Laurence Nerbonne. Ces prestations ont permis de créer une ambiance dynamique où je n’étais certainement pas la seule à me laisser emporter par le beat!

J’attendrai impatiemment le retour du Festival Mode & Design l’an prochain pour connaître les tendances automnales 2016! Pour connaître tous les détails de la programmation 2015 du FMD, visitez le site www.festivalmodedesign.com. Pour regarder quelques looks et photos de l’événement, utilisez le mot-clic #fmd15 sur Instagram!

© Galerie photos : Mathilde Carpentier

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Woman X Women, célébrer la femme pour l’ensemble de son œuvre

Woman X Women est une exposition présentée par le studio créatif Sugar 4 Brains. Cette exposition met de l’avant la réappropriation artistique par la femme de son corps, de sa sexualité et de son histoire. La programmation comprend uniquement des artistes femmes. Woman X Women se tiendra à la Station 16 jusqu’au 8 août prochain. Trente artistes de Montréal et d’ailleurs ont participé à l’exposition.

J’ai eu la chance d’assister au lancement de l’exposition Woman X Women et de rencontrer  l’artiste Mira Silvers, fondatrice de Sugar 4 Brains et conservatrice de l’exposition. Tout en parcourant la galerie, elle a pu m’en apprendre davantage sur l’évènement. Le thème entourant cette exposition est la représentation du corps des femmes vu par les femmes. C’est également une occasion de mettre en valeur la femme en tant qu’artiste. « On retrouve différents types, styles et différentes techniques artistiques derrière les œuvres présentées » mentionne Mira. Elle poursuit en précisant que « c’est une façon de promouvoir la diversité et de permettre aux femmes artistes d’affirmer  leur identité. »

Plus de 30 artistes ont participé à l’exposition. Des femmes d’ici et d’ailleurs dont PONY, Hannah Faith Yata, Sandra Chevrier et Roxy Peroxyde. Mira mentionne : « Je n’ai pas eu à les convaincre de collaborer à ce projet ni de sa pertinence. Les rallier à la cause n’a pas été difficile ». En effet, il s’agit d’une exposition avant-gardiste qui dénonce l’inégalité de la représentation des femmes dans le domaine des arts par rapport à la représentation accordée aux hommes.

L’exposition a suscité un intérêt marqué de la part du public. En effet, quelques 800 personnes ont manifesté leur intention à participer à l’évènement via la page Facebook, et ce, après seulement 3 jours.  Mira mentionne : « La demande est là, les gens ont le désir de participer à des évènements où les femmes mettent en valeur leurs créations ».

L’idée de cette exposition lui a été inspirée par cette œuvre du groupe d’artistes féministes Guerrilla Girls présentée ci-dessous.

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C’est également après avoir participé au Spectrum Street Art Festival, en Nouvelle-Zélande, que l’idée derrière l’exposition est née. En effet, à l’occasion de ce festival, seulement une femme sur neuf figurait parmi les têtes d’affiche. Ces pourcentages sont sensiblement les mêmes pour d’autres évènements tel que le Festival Mural à Montréal. Tel que mentionné par Silvers, « […] en 2015, c’est assez fascinant de constater que les œuvres des artistes femmes sont encore sous-représentées ». Elle poursuit en soulignant que cela ne s’applique pas qu’au domaine des arts, bien évidemment. Toutefois, Mira désirait, par cette exposition, renverser cette tendance et mettre en valeur les créations et le talent de ces artistes. Enfin, son souhait le plus cher est, qu’un jour, tous les artistes, femmes et hommes, soient représentés de façon égale dans la communauté artistique.

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Oeuvre Lacey Jane, crédit photo : Mathilde Carpentier

J’ai également eu l’occasion de m’entretenir avec deux artistes qui exposaient lors de l’évènement, Lacey Jane et Layla Folkmann. Celles-ci ont pu me faire part brièvement du processus artistique derrière leur création. «  Mon inspiration provient avant tout des sujets que j’aime, que ce soit par exemple l’humour ou la sensualité », mentionne Lacey. Pour Layla, lorsqu’elle crée, elle part souvent d’une thématique. Elle se fie à son instinct, ceci fait en sorte que ses œuvres la représentent. Layla poursuit en disant qu’elle préfère de loin peindre des femmes que des hommes ; elle préfère l’esthétisme, la sensualité et la vulnérabilité de la femme. Le duo termine en mentionnant ceci au sujet de leurs créations: « C’est nous, mais non-censuré ».

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œuvre Layla Folkmann, crédit photo : Mathilde Carpentier

Pour conclure, j’ai demandé à Mira quelle sera, selon elle, la réponse du public face à l’exposition. Silvers m’a répondu que, « les gens vont adorer ou, tout au contraire, détester! ». Dans tous les cas, elle mentionne qu’elle croit fermement à l’importance de cette initiative. « J’ai investi beaucoup personnellement dans cette exposition, que ce soit en temps ou en argent ». « Cette exposition aura été un défi tant au niveau physique que mental ». Elle espère que d’autres suivront le pas dans le but de mieux représenter les femmes dans le milieu artistique. Mira ajoute qu’elle compte répéter l’expérience et créer d’autres occasions afin de souligner et de promouvoir la contribution des femmes en arts visuels ainsi que dans d’autres domaines créatifs.

Pour en connaitre davantage sur l’exposition et sur les artistes qui y participent, visitez le site web ICI et la page Facebook ICI. Woman X Women se tiendra à la Station 16, situé au 3523 Boulevard Saint-Laurent, jusqu’au 8 août prochain.

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crédit photo : Mathilde Carpentier

 

Musée Exposition
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Horst ou comment faire honneur à la mode

Le Musée McCord présente actuellement l’exposition Horst : photographe de l’élégance, mettant à l’avant-scène les œuvres du célèbre photographe germano-américain, Horst P. Horst (1906-1999). Il s’agit de la première grande rétrospective de l’artiste en Amérique du Nord. Cette exposition est organisée et mise en circulation par le Victoria and Albert Museum de Londres. Horst est l’un des plus influents photographes de mode et portraitiste du XXe siècle. L’exposition se tiendra tient au Musée McCord du 14 mai au 23 août 2015.

Crédit : Horst P. Horst. Mainbocher Corset, 1939 © Condé Nast / Horst Estate

Crédit : Horst P. Horst. Mainbocher Corset, 1939 © Condé Nast / Horst Estate

Notre belle ville a la chance d’accueillir cette exposition qui a déjà attiré des centaines de milliers de visiteurs outre-mer. Pour tout fervent de mode, cet événement doit absolument figurer dans votre agenda d’été, parmi les pique-niques et les après-midi sur les terrasses. Selon moi, cette exposition vaut certainement la peine de sacrifier quelques heures au soleil.

Je suis tombée sous le charme de cet artiste et je retournerais volontiers admirer ses oeuvres. Tout d’abord, qui est cet homme dont je fais l’éloge? On le surnommait le maître des jeux de lumière, de la composition et de la création d’ambiance. Photographe qui s’est développé une réputation hors pair dans l’industrie de la mode, Horst a réalisé des clichés qui lui ont valu de nombreuses couvertures du célèbre Vogue. Il devient d’ailleurs le photographe principal du magazine au milieu des années 30. Il a collaboré avec de grands créateurs de haute couture, tels que Chanel et Lanvin, ainsi qu’avec les Marlène Dietrich, Bette Davis et Salvador Dali de ce monde. Horst sait mettre en valeur les créations des designers. D’ailleurs, lors de l’exposition, je trouvais fascinant de regarder l’une de ses œuvres et de ressentir la texture d’un tissu entre mes mains.

Crédit : Horst P. Horst. Couverture du Vogue américain, 15 mai 1941 © Condé Nast / Horst Estate

Crédit : Horst P. Horst. Couverture du Vogue américain, 15 mai 1941 © Condé Nast / Horst Estate

Crédit : Horst P. Horst, 1939 © Condé Nast / Horst Estate

Crédit : Horst P. Horst, 1939 © Condé Nast / Horst Estate

Horst : photographe de l’élégance comprend plus de 250 tirages des photographies de l’artiste. On retrouve tout d’abord ses premiers clichés en noir et blanc, et après, le coup de grâce :  on découvre des dizaines de photographies couleur, qui ont d’ailleurs carrément conquis mon cœur. Parmi ces sublimes clichés, on peut y voir des croquis, un extrait du film, et des robes de grands designers. Enfin, on peut également admirer plusieurs des 94 magazines Vogue pour lesquels Horst a collaboré et fait la couverture (ce qui m’a d’ailleurs donné l’idée de mettre en valeur certains magazines que je détiens afin d’embellir les murs tristes de mon appartement!).

En parcourant l’exposition, on a l’occasion de découvrir la démarche artistique de Horst. On y présente différentes facettes de son œuvre dont des intérieurs et des clichés de nu qui se retrouvent dans la collection privée d’Elton John! On y parle également de ses inspirations dont ses nombreux voyages, son amour de la sculpture gréco-romaine et du design du Bauhaus, en plus de découvrir, dans certains de ces clichés, le surréalisme des années 30 de la Ville lumière.

Pour découvrir cet artiste et aller admirer ses œuvres provenant, entre autres, des prêteurs The Hort Estate, R.J. Horst, The Condé Nast Archive de New York et de la collection de Vogue Paris, rendez vous au Musée McCord à l’exposition qui se déroulera jusqu’au 23 août prochain. Pour obtenir plus d’informations, visitez le site Web du Musée McCord. Pour acheter des billets, visitez le site de La Vitrine.

 

Musée Exposition
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« L’amour passe à travers le linge » : des artistes, du caritatif et du beau

La colorée Gabrielle Laïla Tittley, jeune illustratrice et peintre montréalaise, convie la faune montréalaise à la 3e édition du projet qu’elle a initié en 2013 soit, « L’amour passe à travers le linge (LAPÀTLL) ». L’évènement aura lieu vendredi prochain, le 1er mai au Divan Orange. Des prestations musicales seront au menu, et des t-shirts à l’effigie de designs créés par des artistes émergents seront vendus sur place. Tous les profits récoltés lors de la soirée iront à une œuvre caritative.

LAPÀTLL est une expérience artistique unique. Gabrielle Laïla Tittley alias PONY a initié ce projet rempli d’amour (c’est le cas de le dire) afin de mettre en valeur le talent des artistes d’ici tout en encourageant une cause qui lui est chère. Je ne peux qu’applaudir cette initiative originale. Cet évènement a pour objectif d’inciter la communauté artistique de Montréal à encourager des organismes à but non lucratif de leur région en mettant de l’avant leur talent, qu’ils soient humoristes, musiciens, artistes visuels ou DJ. C’est win win! Dans le cadre de cette 3e édition, tous les profits de la vente de t-shirts et du prix d’entrée iront au Garage à musique, initiative du Docteur Julien. Cet organisme vient en aide aux enfants et aux jeunes en combinant la pratique de la pédiatrie sociale en communauté, l’accompagnement scolaire adapté aux besoins de l’enfant, et la pratique collective de la musique.

Crédit : page facebook de Gabrielle Laïla Tittley

Crédit : page facebook de Gabrielle Laïla Tittley

La 3e édition se déroulera en deux soirées distinctes pour votre plus grand bonheur et le mien! Le lancement aura lieu au Divan Orange ce vendredi. Le line-up de la seconde soirée se fait toujours attendre impatiemment et l’évènement aura lieu le 29 mai prochain, toujours au Divan Orange. Cette année, plusieurs artistes visuels ont été sélectionnés pour leur design de t-shirt et auront la chance de voir leurs œuvres sur des chandails qui seront en vente durant la soirée. Enfin, les musiciens qui se joindront à l’évènement sont Fanny Bloom, Meta Gruau, Choses Sauvages, Technical Kidman ainsi que le DJ Beni bbq. Si l’on se fie aux dernières éditions, ce sera une célébration festive à souhait.

Ce que j’aime particulièrement de cet événement, outre son caractère caritatif, c’est qu’il combine l’art visuel et l’art de la scène, tout  en encourageant la mode locale. Depuis quelque temps, les t-shirts statement ont la cote. Pour le meilleur ou pour le pire, on retrouve parfois des messages forts et un peu trop souvent controversés. Les designs de t-shirts que propose PONY sont des messages en soi, et sont très souvent remplis d’humour. On retrouve d’ailleurs, sur le site web de l’artiste, l’histoire derrière certaines illustrations, dont celle ci-dessous!

Crédit : PONY

Crédit : PONY

Heureusement, cet évènement est un peu devenu une tradition. Si vous n’avez pas la chance d’assister aux soirées de cette année, vous pourrez vous reprendre l’an prochain. D’autres artistes seront appelés à créer de nouveaux designs de t-shirts et vous pourrez encourager une cause à votre tour. D’ici là, pensez à un design que vous pourrez soumettre l’an prochain, vous serez peut-être l’heureux élu!

Pour connaitre les réalisations de PONY, c’est ICI et ICI. Pour obtenir plus d’informations sur l’évènement « L’amour passe à travers le linge » qui se déroulera le 1er mai ainsi que le 29 mai prochain, allez sur la page Facebook de l’évènement!

 

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