Julien Lemay-Hardy

m Beaucoup de gens croient qu’ils ne renferment que des artefacts, mais on y trouve plutôt la vie… n

Pour me présenter, rien de plus facile! Même si je suis l’actualité d’heure en heure, c’est plutôt ma passion pour la langue française, qui me distingue. J’adore toutes ses subtilités et il m’arrive parfois, voire souvent, de me faire prendre aux divers pièges qu’elle contient! J’aime tellement la langue française que j’en ai fait mon objet d’études : je suis inscrit au baccalauréat en Littératures de la langue française et linguistique. Quoi de mieux alors que de jumeler ma passion pour le français et mon intérêt pour les musées. Les musées! En effet, des sciences à l'architecture, des arts à l'histoire, les musées nous font vivre non seulement des émotions, mais aussi des expériences hautement enrichissantes. À Montréal, comme partout ailleurs, les musées foisonnent de richesses à découvrir! Avec ce blogue, je vous invite à découvrir les musées de Montréal comme vous ne les avez jamais vus. Vous en apprendrez davantage à propos de ces institutions muséales montréalaises, car chacun d'entre nous en ressort toujours plus cultivé. C'est avec plaisir que je serai votre guide pour la plus belle visite des musées montréalais. Bonnes découvertes!

Au menu cet été

Entre les festivals et les feux d’artifice, les musées montréalais offrent une programmation estivale haute en couleur. Que ce soit lors d’une journée humide ou plutôt grise, les institutions muséales de Montréal vous accueillent pour vous offrir des heures de plaisir.

Cependant, lors d’une belle journée ensoleillée, quoi de mieux que de profiter du Jardin botanique! Chaque visite est unique : de nouvelles floraisons émerveillent petits et grands à chaque semaine. De plus, diverses activités sont au menu dans les différents jardins thématiques tels que le Jardin de Chine, le Jardin japonais et le Jardin des Premières-Nations.

Pour les jours plus gris, vous avez l’embarras du choix. Le Musée des beaux-arts de Montréal présente l’exposition  Tom Wesselman : Au-delà du Pop Art, la première grande exposition en Amérique du Nord offrant un panorama fascinant sur le mouvement artistique. Lors de ma visite, j’ai été renversé par l’aspect grandeur nature et l’originalité des œuvres.

Le Musée Stewart nous propose sa première exposition temporaire depuis sa réouverture en août 2011. Affamé de design nous invite à explorer le design de nos cuisines du XVIIIe siècle à aujourd’hui. De la cuisinière électrique au four micro-ondes, vous y retrouverez un historique complet! L’exposition pose également un regard sur le design des cuisines du futur. Aurons-nous droit à des fourchettes à une dent?

En première mondiale, l’exposition Les Étrusques – Civilisation de l’Italie ancienne à Pointe-à-Callière présente plusieurs facettes de cette grande civilisation de l’Antiquité avec pas moins de 200 objets historiques en guise de support visuel. Le musée présente également en collaboration avec l’ÉTS  Dites donc Dow! L’histoire d’une brasserie d’iciune rétrospective sur l’entreprise qui est un témoin important du passé industriel du secteur du Sud-Ouest de Montréal.

Le Musée du Château Dufresne, situé à deux pas du Stade olympique, accueille une toute nouvelle exposition temporaire, après le succès qu’a connu L’école d’antan, le musée présente Venise – De souveraine des mers à capitale de la culture, un regard porté sur l’histoire de la ville de Venise et sur les arts de cette cité.

Parmi les autres expositions à ne pas manquer, il y a Edward Curtis – Un projet démesuré au Musée McCord, Notes d’archives : James Frazer Stirling au Centre canadien d’architecture (qui vient de mettre en ligne un tout nouveau site web),  Samouraïs à Pointe-à-Callière et Star Wars : Identités au Centre des Sciences de Montréal. Cependant, je vous conseille de ne pas vous arrêter aux musées les plus connus, mais d’en profiter pour faire des découvertes. Je n’ai qu’à penser àla Maison St-Gabriel qui présente une exposition temporaire sur les souliers, DHC/ART Fondation pour l’art contemporain et son expo sur Ryoji  Ikeda, etc.

Je ne pourrais tous les mentionner tellement il y a de musées, mais je vous invite fortement à prendre connaissance de ceux-ci en consultant le site de la Société des directeurs des musées montréalais ou encore en vous procurant la Carte Musées Montréal et le magazine disponibles à La Vitrine. Aussi, petit truc pour vous faire économiser : planifiez vos visites à l’avance… Plusieurs musées offrent la gratuité certains jours ou soirs!

Quels musées avez-vous l’intention de visiter cet été? Avez-vous d’autres suggestions? Ne vous gênez pas de les écrire ici-bas!

Musée Exposition
Claude Lafortune

Du papier et des mains

Après son passage au Musée des religions du monde à Nicolet, je suis très heureux de vous annoncer que l’exposition Colle, Papier, Ciseaux est présentée à la Maison de la culture de Longueuil jusqu’au 8 juillet 2012.

Qui ne connaît pas Claude Lafortune? Peut-être que le nom ne vous dit rien, mais c’est bien lui, le magicien du papier! En effet, sa série « L’Évangile en papier » est ce qui l’a rendu célèbre, bien que celle-ci n’ait été diffusée en version originale qu’une année (1975-1976). Son art, même s’il dit qu’il est éphémère, a traversé plus d’une génération et je crois sincèrement qu’il perdurera, car la beauté de ses créations parle d’elle-même. Il peaufine chacun de ses personnages au détail près. Pour ma part, j’ai eu l’occasion d’aller voir cette exposition à Nicolet et j’ai adoré. Il s’agit d’une rétrospective, donc, en plus de contempler ses œuvres, nous apprenons aussi plein d’informations sur la carrière internationale de M. Lafortune. Il y a également ses trophées comme le Masque et le Gémeau. De même, nous découvrons non seulement les émissions auxquelles il a collaboré comme « L’Évangile en papier » et « Parcelles de soleil », mais l’expo traite même de ses spectacles comme « La très belle histoire de Noël » qui m’a ébloui lorsque j’ai assisté à l’une des représentations à Montréal.

Ce qui est bien aussi, c’est que l’Histoire avec un grand H nous est racontée à travers les différents personnages. Nous pouvons penser à la musique avec Beethoven, Mozart et Chopin, aux religions avec Jésus, Ganesh, Abraham, à l’histoire du Québec avec Champlain de même que beaucoup d’autres thèmes. De plus, Claude Lafortune nous livre ce qui l’a inspiré dans la réalisation des sculptures en papier. Par exemple, Beethoven évoque un personnage en colère dû à sa surdité. C’est pour cela qu’il est représenté avec des partitions qui s’envolent dans toutes les directions. Dans cette rétrospective, nous pouvons même voir des photos de chars allégoriques qui ont été utilisés lors du défilé de la St-Jean en 1981. Cependant, Lafortune n’a pas fait que des émissions et des spectacles, il a également publié des livres religieux, notamment « L’Évangile en papier », « La Bible en papier » et « François d’Assise ». L’exposition nous présente quelques esquisses qui ont mené à la publication de ces ouvrages. Enfin, pour compléter le tout, des extraits télévisuels peuvent être visionnés pour le plaisir des petits comme des grands!

J’ai particulièrement apprécié que les œuvres soient présentées sans artifice et sans effets spéciaux de tout genre. Elles sont donc le cœur et l’âme de cette exposition.

Vraiment, cette rétrospective est complète, très bien rendue et passionnante! En plus, l’entrée est gratuite à la Maison de la culture de Longueuil! En prime, il y a le personnage de Charles LeMoyne de Longueuil que Lafortune a conçu expressément pour la ville et qui lui a pris pas moins de 20 heures à réaliser.

Musée Exposition
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La force de l’identité

Qu’est-ce qui forge notre identité? Qu’est-ce qui fait que nous sommes tous différents? Saviez-vous qu’il faudrait que votre mère fasse 1 billiard de bébés pour qu’un seul possède le même bagage génétique que vous? Ce sont des questions auxquelles répond l’exposition « Star Wars Identités », présentée en première mondiale du 19 avril au 16 septembre 2012 au Centre des sciences de Montréal.

À travers une quête identitaire et à la manière d’un jeu dont vous êtes le héros, le visiteur produit son propre personnage de Star Wars. Pour créer un aspect plus scientifique à ses questionnaires, les concepteurs de l’exposition se sont basés sur le test du Big 5. Ce test de personnalité repose sur cinq dimensions formant les lettres OCEAN (Ouverture à l’expérience, Caractère consciencieux, Extraversion, Agréabilité, Névrotisme). Ainsi, pour l’extraversion, les concepteurs ont pris le thème de l’amitié et ont créé un parallèle avec les alliances formées dans la série.Cette méthode est d’ailleurs l’une des plus utilisées en mesure de la personnalité. L’équipe a aussi travaillé en étroite collaboration avec Julien Morizot de l’École de psychoéducation pour concevoir tout le côté scientifique de l’expo. À l’aide d’un bracelet contenant une puce RFID, nous enregistrons nos choix selon les divers aspects de la quête : nos origines, notre occupation, nos parents, etc. Ce qui est bien, c’est que cette exposition, réalisée par le consortium X3, est très interactive, car en plus de cette recherche d’identité,  un audioguide nous est fourni à l’entrée nous permettant d’écouter les différents reportages liés à chaque thématique du test identitaire. Vous y trouverez des extraits des films de la série pour soutenir les propos, de même que des anecdotes sur Star Wars. Par exemple, pourquoi Anakin et Luke Skywalker, malgré leur bagage génétique similaire, ont-ils fait des choix très différents? On y fait des liens fort pertinents construits sur le thème de l’identité.

 « La « pierre angulaire » de l’expo, ce sont les 200 objets de collection venus tout droit du SkyWalker Ranch de George Lucas, en Californie. »

De plus, la « pierre angulaire » de l’expo, ce sont les 200 objets de collection venus tout droit du SkyWalker Ranch de George Lucas, en Californie et dont certains sont présentés pour la première fois. Ces derniers sont mis en valeur grâce à des éclairages futuristes uniques créés par des néons et en ce sens, l’emballage visuel est impeccable. Nous y retrouvons Yoda, les robots C-3PO et R2-D2, le Pod Racer grandeur nature, ainsi que les costumes de personnages les plus célèbres comme Dark Vador et Chubacca. Des sculptures et des esquisses qui ont été réalisées dans le cadre du processus d’élaboration des films sont aussi exposées.

Parmi les anecdotes intéressantes, vous apprendrez que les yeux de Yoda, créés par Stuart Freeborn, sont inspirés de ceux d’Albert Einstein. Selon Michel Groulx, lui et son équipe « ont réuni un comité scientifique composée d’une douzaine d’experts en génétique, en neuropsychologie et en psychologie, afin de valider les contenus de l’exposition. » La mission éducative du Centre des sciences de Montréal est donc très bien menée tout au long de l’excursion, parmi les nombreux artefacts mis en valeur.

« Les yeux de Yoda, créés par Stuart Freeborn, sont inspirés de ceux d’Albert Einstein. »

Il est certain que les plus grands admirateurs de la série y retrouveront leur compte, mais les néophytes ne seront pas laissés à eux-mêmes. En effet, au cours de la visite, nous avons droit à une introduction au film et à des explications sur chacun des personnages. Même moi, qui ne suis pas un fin connaisseur en la matière, j’ai adoré! La visite est tout sauf monotone et elle est unique en son genre.

Comptez une bonne heure et demie pour parcourir l’exposition complète. Vous pourrez personnaliser votre avatar et le voir tel un hologramme à la toute fin en plus de recevoir une fiche descriptive par courriel.

Que la force… de l’identité soit avec vous!


Musée Exposition

Sur le bout de ses doigts…

On peut maintenant écouter la télévision sur son appareil intelligent, mais saviez-vous que l’on peut aussi visiter les institutions muséales montréalaises grâce à des applications mobiles gratuites? En effet, la façon d’explorer les expositions prend un nouveau virage.

D’abord, la Société des directeurs des musées montréalais nous suggère son interface Musées de Montréal. Avec cet outil, on peut voir la liste des expositions temporaires actuellement en cours de même que toutes celles qui sont permanentes dans les lieux de conservation et d’éducation montréalais. Quelques photos sont montrées dans le but de se rincer l’œil avant de faire son choix. L’onglet « Musées » regroupe, quant à lui, tous les établissements muséaux en ordre alphabétique. Quelques informations de base comme les heures d’ouverture, les expositions présentées et l’adresse s’y retrouvent. Aussi, on nous invite à profiter de différents parcours pour rendre notre expérience encore plus agréable. Cette application est très bien réalisée. Pour ceux qui n’auraient pas de téléphone intelligent ou qui n’ont pas accès à l’App Store, vous pouvez également vous procurer le Magazine Musées Montréal, disponible à La Vitrine et dans plusieurs endroits culturels. Vous y trouverez du contenu sur les 38 institutions. En ce qui concerne les versions Android, vous n’avez qu’à vérifier leur disponibilité dans la boutique.

Ensuite, la Biosphère, située en plein cœur du parc Jean-Drapeau, introduit quatre circuits sur son application, qui consistent en des audioguides sur plusieurs sujets traités dans différentes salles de la Biopshère : deux sur le « Géotour 67 » qui suggère de revisiter les îles Sainte-Hélène et Notre-Dame comme si nous étions en 1967 et, enfin, un BioTrousse de l’île Sainte-Hélène pour voir sous un autre angle l’aspect environnemental de l’île. Cet outil est vraiment complet et le texte de l’audioguide en question est disponible sans les écouteurs.

D’autre part, le DHC-ART offre l’une des seules interfaces réalisées par un centre de production en art contemporain à Montréal. Celle-ci comporte un audioguide de l’exposition en cours, un calendrier des événements à venir, des biographies des artistes dont les œuvres sont présentées et des podcasts. Le visuel et la commodité de cette application sont impeccables.

Puis, pour les passionnés d’histoire, le Musée McCord met à notre disposition non pas une, mais bien deux applications bilingues. D’abord, il y a celle qui est directement en lien avec les expositions présentées. Des articles y sont aussi publiés. Une vingtaine de vidéos sont disponibles pour compléter « Montréal – Points de vue ». Lorsque vous serez devant un objet et que vous voudrez savoir l’historique de ce dernier, ne manquez pas d’utiliser la fonction « Rechercher » et d’y inscrire le code de l’item en question afin d’en découvrir davantage sur celui-ci. L’autre interface « Musée urbain MTL », réalisée en collaboration avec la chaîne Historia, regorge de photos d’époque associées à divers endroits de la ville de Montréal. Ainsi, vous pourrez y voir le funiculaire du Mont Royal inauguré en 1885 et vous y apprendrez que le droit de passage était de 0,05 $ par adulte.

Musée urbain Mtl : images « avant | après » de 150 lieux dans la ville

De plus, Parcs Canada, dont quelques lieux patrimoniaux nationaux se trouvent à Montréal comme celui de Sir-George-Étienne-Cartier, innovent en proposant des recettes d’antan en lien aux divers sites patrimoniaux. Par exemple, ce musée présente la technique culinaire de la tarte à Lafayette datant du 19e siècle! De plus, chaque recette originale présentée dans cette application relate les faits historiques et culturels auxquels elles sont rattachées. Question de connaître l’histoire derrière ce que l’on mange…

Il ne faudrait pas oublier l’application mobile en réalité augmentée de La Vitrine culturelle qui regroupe toute l’offre culturelle de Montréal. On peut donc non seulement connaître tous les détails des expositions qui sont présentées dans la grande métropole, mais aussi les spectacles et les événements culturels de toutes sortes et ce, sur le bout de ses doigts.

Application mobile de La Vitrine sur iPhone, iPod touch et Android

Enfin, il y a Art actuel et l’excursion musicale de la collection d’art européen du Musée des Beaux-Arts de Montréal qui se sont ajoutés en mars 2012. Dans la première, dont le local se trouve dans le même édifice que La Vitrine, toute l’offre ayant trait aux productions d’art contemporain s’y retrouve. À chacune est donnée de l’information (tarifs, heures d’ouverture), une description de l’exposition en question et des liens pertinents. On peut même partager sa découverte par le truchement des réseaux sociaux.

Également, dans cette application, nous pouvons consulter un calendrier étoffé des expositions en cours et les adresses de chacun des lieux présentant des expositions d’art contemporain. Dans la seconde, le Musée des Beaux-arts de Montréal nous propose un audioguide tout en musique pour agrémenter et compléter l’exploration de la collection d’œuvres européennes. De « Dévotion à la Vierge » à « Fantaisie ludique et poésie », c’est plus d’une cinquantaine de tableaux et de sculptures qui peuvent être « écoutés ».

En somme, les applications mobiles sont un supplément extraordinaire à une visite et permettent de rejoindre une clientèle diversifiée aux intérêts multiples. L’impact des technologies pour les musées est indéniable puisque tous peuvent maintenant entrer dans une nouvelle dimension, celle de l’interactivité à l’objet, l’œuvre, l’histoire et l’artiste. En effet, pour le Musée McCord, chacun peut commenter l’exposition visitée. C’est donc un outil éducatif, de surcroît, que tous les établissements montréalais devraient ajouter à leur offre.

Musée Exposition

Le Musée des beaux-arts de Montréal de fond en comble

C’est le calme plat. Les différentes caméras de surveillance montrent des lieux déserts et désertés. Puis, il y a un tableau devant lequel on retrouve deux personnes qui contemplent l’œuvre à des distances contraires. Défilent ensuite des images de diverses salles du Musée des beaux-arts de Montréal.

À travers différentes interventions, on retrace l’histoire de ce complexe muséal qui a fait sa place sur la rue Sherbrooke, au pied du mont Royal. Lorsqu’il fût fondé en 1860, l’endroit portait le nom de Art Association of Montreal. C’était une galerie d’art qui n’était réservée qu’aux collectionneurs, même si parfois, elle était accessible au grand public le dimanche. La tradition des beaux-arts ne date pas d’hier, si bien qu’au fil des ans, l’idée d’ouvrir un musée a fait son chemin. Ainsi, dans ce documentaire présenté dans le cadre du Festival international du film sur l’art, le réalisateur Luc Bourdon nous montre les coulisses de ce dernier.

On apprend que l’institution possède une collection de plus de 30 000 objets, sculptures et tableaux. Quelques œuvres sont gardées précieusement dans la voûte du musée. On remarque aussi le travail ô combien ardu des restaurateurs et de ceux qui s’occupent des acquisitions pour la collection permanente ou celles destinées aux expositions temporaires comme Le verre selon Tiffany et We want Miles. Tout le processus nécessaire pour arriver à ces excellents résultats nous est transmis : des maquettes de base préliminaires à l’installation en salle. J’ai été fort surpris de constater la délicatesse nécessaire pour restaurer les vitraux de Tiffany et et les différentes étapes de construction du pavillon sur l’art canadien et québécois. L’histoire du complexe muséal se déroule devant nous avec une douce musique donnant vie et âme aux oeuvres. Avec des images d’archives, Luc Bourdon nous fait traverser diverses époques, notamment celle où l’entrée ne coûtait que 25 cents…

Bref, ce voyage à l’intérieur du complexe m’a permis de redécouvrir les coulisses sous un nouvel angle. Le documentaire se conclue comme il a commencé, c’est-à-dire par des images captées par des caméras de surveillance pour nous montrer que la vie continue même en dehors des heures d’ouverture.

Sachez qu’il sera présenté du 29 mars au 1er avril au Cinéma ONF et qu’une diffusion à la télévision est prévue.

Musée Exposition
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Des visites pas ordinaires

En plein mois d’hiver, quoi de mieux que de rester au chaud! Cependant, comment faire pour visiter des musées si on est frileux? Rien de plus facile : on n’a qu’à rester dans le confort de son chez-soi. En effet, peu de gens le savent, mais plusieurs institutions muséales montréalaises, et même d’enseignement, offrent bon nombre d’expositions virtuelles et cela, tout à fait gratuitement.

Le Jardin botanique de Montréal, qui fait partie de l’Espace pour la vie de Montréal, présente en tout sept expositions en ligne dont Sous le soleil de Cuba avec Marie-Victorin et 80 ans d’histoires et d’archives au Jardin botanique de Montréal. La première de la liste propose un voyage à Cuba en compagnie du fondateur du Jardin botanique, le Frère Marie-Victorin, parti à la découverte d’une flore cubaine parfois intrigante. Une exposition soutenue par de superbes photos. Dans celle concernant les archives du Jardin botanique, on y retrouve des extraits du livre d’or, des coupures de presse relatant l’histoire du Jardin, des affiches des activités passées, des photos des expositions florales, des souvenirs de la construction du site, ainsi que trois films sur l’histoire du Jardin. Bref, après avoir vu cette exposition virtuelle, le Jardin botanique n’aura plus de secrets pour vous… ou presque.

Géographiquement situé à l’Est, le site du Musée McCord rassemble plus de cinq expositions en ligne, dont Sans rature ni censure? où vous pourrez voir des caricatures éditoriales de journaux québécois remontant jusqu’à 1950. Considérée à une autre époque comme la huitième merveille du monde, vous y trouverez aussi une exposition fort intéressante sur le pont Victoria.

Une découverte captivante que j’ai faite lors de mes recherches porte sur cette expo développée par HEC Montréal au sujet du magasin Dupuis & Frères. On peut y consulter une banque de catalogues où il est possible d’y comparer les prix et les articles de l’époque à ceux de nos jours. Saviez-vous qu’il était possible de se procurer une paire de bas en 1930 pour seulement 0,29 $?

Le Centre d’exposition de l’Université de Montréal offre une dizaine d’expositions virtuelles dont une portant sur l’archéologie préhistorique du Québec. La chronologie de la préhistoire québécoise permet de découvrir plusieurs faits intéressants dont la découverte en 2003 d’objets datant de la tradition Clovis (période du Paléoindien ancien). De plus, on peut aussi y voir des photos d’artefacts provenant de différentes régions du Québec.

D’autre part, mention honorable au Musée des beaux-arts de Montréal qui met à la disposition des visiteurs des sites Web très bien réalisés en complément aux expositions présentées en cours comme pour Le grand carnaval de Feininger. Fait notable, le Musée annonce une refonte majeure de son site Internet et promet de nous offrir une expérience encore plus interactive et complète. C’est à ne pas manquer!

Il y en a beaucoup d’autres, même sur des sites Web de musées à l’extérieur de Montréal, mais cela m’aurait pris beaucoup plus de lignes! Enfin, je ne pouvais passer sous silence l’initiative de Google qui permet aux internautes de visiter plusieurs musées dans le monde, dont le Metropolitan Museum of Art, le MOMA et le Musée Van Gogh, comme si on y était!

Bonnes visites virtuelles!

Musée Exposition