Les-soeurs-Boulay

Les soeurs Boulay

Tous les articles des soeurs Boulay ici.

Chaque mois, dans sa rubrique « Artistes à la trace », le Lèche-Vitrine suit un artiste dans la planification ou la réalisation de son œuvre, qui vient partager des moments privilégiés et en toute intimité avec les lecteurs. L’instant de quelques billets, l’artiste ou le collectif artistique partage des confidences, des réflexions, des photos et des vidéos personnelles, invitant les lecteurs à découvrir leur univers de création.

Ce mois-ci : l’ascension des sœurs Boulay

Mélanie Boulay a 22 ans.
Stéphanie Boulay en a 25.
Elles forment ensemble, Les sœurs Boulay

Depuis quelques temps, les deux artistes font le tour des médias, enchaînant entrevue après entrevue, le nom de leur tandem apparaissant dans quelques titres de grands quotidiens. Unissant leur voix harmonieusement sur les sons d’une guitare et d’un ukulélé, les deux jeunes gaspésiennes vivent maintenant dans la grande métropole pour réaliser leur rêve : propager leur musique, un nouveau souffle pour le country-folk francophone!

Leurs premiers pas

Si nous omettons le fait qu’elles chantent depuis leur tendre jeunesse, le grand tournant s’effectua le 1er mai 2012. Effectivement, l’épatant duo d’auteures-compositrices-interprètes remporta la grande finale des Francouvertes. Depuis, elles ont offert un concert aux FrancoFolies, au Folk sur le Canal, au Festival dela Chanson de Tadoussac. Aussi, nous avons pu les apercevoir « débouler » dans le magazine Châtelaine, et en date d’hier, nous apprenions qu’elles participeraient à la prochaine édition du Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue.

Les sœurs Boulay sont dans le vent! Durant les prochaines semaines, nous aurons la chance de suivre à la trace l’excitante aventure de ce duo musical dans la préparation de leurs prochains concerts et du ZOOFEST!

Bandcamp

Billets sur le Lèche-Vitrine

Musique
IMG_7205733

Galerie photo : Fête nationale du Québec à Montréal

Le 23 juin dernier sur la Place des Festivals se tenait le traditionnel spectacle pour la Fête nationale du Québec. Animé par Louis-José Houde, de nombreux artistes en solo ou en duo ont donné tout qu’un spectacle ; Yann Perreau, Les Soeurs Boulay, Brigitte Boisjoli, Éric Lapointe et son protégé Travis Cormier de La Voix, Jean-Pierre Ferland, Koriass et Samian.

Musique
fetenationaledefile

Fête nationale du Québec à Montréal

LE GRAND SPECTACLE DU 23 JUIN | C’est beau comme on s’aime ! — présenté par la SAQ

Louis-José Houde sera de retour à la barre de cette 182e célébration de la Fête nationale à Montréal. Avec ses airs badins, il nous jouera toutes les nuances de notre Québec en compagnie d’Éric Lapointe, Yann Perreau, Les Soeurs Boulay, Brigitte Boisjoli, Koriass, Samian, Florent Vollant et Natasha Kanapé Fontaine. Sous la gouverne et la mise en scène de Pierre Séguin et avec la maestria de Julie Lamontagne à la direction musicale, la soirée nous annonce de belles virées et quelques surprises qui marqueront les esprits.

Vivez la Fête à la Place des Festivals, où dès 20 h 10, le groupe QW4RTZ nous réchauffera de ses voix harmonieuses avant le coup d’envoi du Grand spectacle à 21 h— qui sera diffusé au soir du 24 juin sur les ondes d’ICI Radio-Canada Télé à 20 h et disponible sur Tou.tv par la suite.

fetenationalespectacle500

LE TRADITIONNEL DÉFILÉ DU 24 JUIN | Mon Québec, je l’aime grand comme ça ! — présenté par Hydro-Québec

Un kilomètre et demi de chars, de participant-e-s et de divertissement sur un trajet de 2,2 km ! Le Défilé 2016 de la Fête nationale à Montréal paradera exceptionnellement sur la rue Sainte-Catherine.

Soyez au rendez-vous, le 24 juin à 13 h, et emmenez votre famille et vos amis tout au long du trajet sur Sainte-Catherine, entre les rues Guy et De Bleury — à l’entrée de la place des Festivals. Le Défilé sera télédiffusé sur les ondes d’ICI Radio-Canada Télé à 17 h le 24 juin et disponible sur Tou.tv après l’événement.

Mis en scène par Joël Legendre et animé par Élyse Marquis et l’historien Éric Bédard, plus qu’un Défilé, c’est un véritable spectacle qui se déroulera sous nos yeux. Le scénographe Éric Noguès a conçu les multiples tableaux et chars allégoriques pour illustrer combien « Mon Québec, je l’aime grand comme ça ! » Une histoire d’amour : à la grandeur de notre Québec, de notre culture, de notre envergure et de notre avenir.

Le Comité de la Fête nationale invite tous les Québécois et Québécoises à venir vivre le Défilé en y participant en tant que figurant-e-s. Pour s’inscrire, il suffit de remplir le formulaire disponible sur notre site Web : http://fetenationale-montreal.qc.ca/participer-au-defile/

fetenationale500

LES FÊTES DE QUARTIER | Québec, de l’art pur

Les 23 et 24 juin, plusieurs quartiers de Montréal et de Laval vous proposent des festivités locales : spectacles, artistes de renom et de la relève, feux d’artifice, feux de joie et des activités familiales de toutes sortes, pour tous les goûts. Profitez-en pour venir faire la fête entre voisins, avec les enfants et les amis !

Dans un esprit rassembleur, des artistes tels que Mara Tremblay, Colectivo, Joseph Edgar, Domlebo, Yelo Molo, Philippe Brach, Louis-Jean Cormier, Cherry Chérie, France d’Amour, pour ne nommer que ceux-là, s’unissent à la Fête en chanson. Le Centre de la nature de Laval accueille Patrick Watson, Richard Séguin, Les BB, Martine St-Clair, Alex Nevsky, Bernard Adamus… et bien d’autres surprises au soir du 24 juin !

 

#StJeanMTL

Texte rédigé par l’équipe de la Fête nationale du Québec à Montréal.

Musique

Québec – Les Îles

À Québec, première partie de David Giguère pour le Festival OFF de Québec sur la terrasse de l’Église St-Jean-Baptiste. Fait beau. On arrive, du stress dans’ place, y a un moniteur qui est tombé sur le piano à David pis qui l’a tout cassé. Nice. Au moins y fait beau. Premier vrai show depuis une dizaine de jours, on capote, on a hâte, vas-tu y avoir du monde? etc. etc.. Finalement, la place se full avant le début, la vibe est vraiment hallucinante, plein de faces qu’on connaît, plein qu’on connaît pas, on vient de se claquer une sloche au chocolat, pis y a les sœurs Fortin qui nous paient de la bière (elles sont à tous nos shows et nous apportent toujours des breuvages divers). On catch pas trop, mais y en a dans la foule qui chantent pis y a des petits enfants qui font du breakdance en avant de la scène :

On a même eu un rappel. Pis le show de David c’était écoeurant. Seul bémol, on a dormi dans un hôtel hanté. Oui oui. On te dit pas où.

Sinon les Îles. Les Îles. Les Îles. On planifie déjà d’y retourner. On s’est baignées tous les jours. On a mangé des crêpes au fromage Pied-de-vent. Une tonne de poissons. Souper homards pis toute.  On a bu du fort plus qu’on aurait dû. Même le matin. Pas de règles aux Îles. Nos amis musiciens sont venus nous trouver en char en plus. Y ont joué avec nous.

Y avait du public au show, c’est fou tsé, on connaît personnes aux Îles. Pis après c’était le traditionnel jam session des Pas perdus, mettons qu’on a déjà mieux joué que ça. Mais c’est pas grave, pas de règles aux îles. Le lendemain de notre show on est allées voir Queen Ka au Vieux-Treuil, sur le pouce, pis au Café de la Grave pour le jam de salon, toutes les tounes qu’on connaît, on était presque debout sur les bancs à chanter.

Qu’est-ce que tu penses, on a braillé en partant. Merci Sébastien, Chantal, Léo et Bob, nos hôtes exemplaires.

Musique

Semaine de répètes intensives

Deux-trois meetings, deux-trois entrevues, c’est tout, on avait la semaine presque libre encore, on s’est dit : ok, on pratique tous les jours comme des folles pis on écrit des hits.

Voici donc.

Jour 1 :

(On a pas pratiqué pantoute. On a bu une bouteille de vin, une bouteille de mousseux, huit grosses bières, on a joué du Beatles pis du Beau Dommage pis on s’est lancé la balle.)

Jour 2 :

(On a pas plus pratiqué. On est allées se baigner à la piscine Baldwin.)

Sérieux, l’été c’est fait pour jouer. On s’excuse.

Une chance qu’on a eu Marie-Christine Trottier (la plus belle femme au monde mettons) qui nous a invitées à son émission, à Radio-Canada. C’était sur le site du Festival de Jazz, y avait Patrice Michaud là-bas en plus, on l’aime d’amour, pis l’équipe était comme parfaite. On était ben intimidées par M-C. Plus tard, on a fait des semi-insolations parce qu’on a passé la journée au soleil sans crème en attendant.

À part ça, on a des infos à te donner pour notre show à l’Église au toit rouge pour Zoofest, le 27 juillet. Y a Alex Nevsky, Philémon Chante, Antoine Gratton pis Sarah Bourdon qui ont confirmé qu’ils seraient des nôtres. On va boire des shooters dans des calices j’pense (ou serait-ce des tabernacles?). Oups, c’est un blasphème, pardon grand-mère. Bref, merci la vie.

Musique

Les plants d’fraises

Écrit par Stéphanie Boulay du duo musical Les soeurs Boulay

Bon on fait quoi cette semaine? On vient de finir la St-Jean, Mélanie était deux soirs avec Kevin Parent, moi un soir avec Steve Hill dans Charlevoix et dimanche avec Kevin itoo. Oui, on travaille encore comme accompagnatrices par bouttes. On aime ça faire des backvocals, c’est un peu comme jouissif, un beau pad de voix qui vibre pis qui blend bien tsé. D’ailleurs, après notre show de dimanche à Bois des Filion, y a eu une émeute avec des blessés pis toutte. Ah ah. C’est même pas drôle.

Sinon, faut continuer d’écrire des chansons parce qu’on a un album à sortir au printemps. J’ai repris un texte de Tadoussac que j’ai construit à partir de deux phrases de l’auteur-compositeur-interprète Renaud Pintiaux, avec qui j’ai fait l’atelier d’écriture. J’ai presque fini la musique. Tiens, j’te le montre!

Cibole, on a hâte de repartir sur la route, genre Québec et les Îles de la Madeleine dans deux semaines môôôman.

Les plants d’fraises

Toi tu riais dans les hautes herbes
On s’enfargeait dans les plants d’fraises
Pendant que nos deux mains chantaient
J’aimais tes doigts comme de la braise
On faisait exprès de se perdre
Avec l’été qui nous flattait
Le ciel était doux comme du lait
J’aimais tes doigts comme de la braise

Quand toi tu riais très très fort
J’étais juste un tout petit bruit

Toi tu pleurais dans les hautes herbes
T’avais peur des constellations
Pendant que je te consolais
Tu lançais des roches aux avions
Tu faisais exprès de te perdre
Pour que j’te retrouve plus jamais
J’t’avais indiqué ma maison
Avec tes roches que je semais

Quand toi tu pleurais très très fort
J’étais juste un tout petit bruit

Tu te taisais dans les hautes herbes
Tu t’enfargeais dans les trous noirs
Pour pas qu’tu tombes j’te construisais
Des grandes lampes comme des miroirs
C’est là qu’t’aimais maintenant te perdre
Avec l’été qui se caillait
Pendant que moi je t’éclairais
T’aimais mes yeux comme des miroirs

Quand tu te taisais très très fort
J’étais juste un tout petit bruit

Quand tu te taisais très très fort
J’étais juste un tout petit bruit.

Musique

Musique, soleil et des baleines

Écrit par Stéphanie Boulay du duo musical Les soeurs Boulay

Tadoussac. Premier vrai festival de l’été. Quand je dis vrai je veux dire, quand on retourne pas coucher à’ maison. Parce que dans la même semaine y avait eu les Francofolies de Montréal aussi. Fuck. Le pub Molson M rempli, un après-orage écœurant, même un brin de soleil. On était tellement nerveuses, juste parce que c’était les FRANCOS en grosses lettres brillantes, que je pensais que je serais pas capable. Finalement, j’ai tenu deboutte pis ma sœur itoo, même que je dirais que c’était pas pire. Après le show, j’ai jusqu’à eu une demande en mariage par un anglo en bedaine qui m’a donné la bague de son arrière-grand-mère même si je voulais rien savoir. La sécurité l’a kické out. Bref, pour revenir à Tadou. Ça a mal commencé, on a manqué notre bus Klô Pelgag pis moi parce qu’on parlait de pêche avec trois messieurs ben excités par ma belle canne neuve (en spécial 29,99 chez Canadian Tire). Le gars des autobus nous a chicanées. Finalement y en avait un autre bus gros nono. On allait là pour quatre jours d’écriture intense avec Xavier Lacouture, suivis de trois jours de shows. C’était mongol. On a vécu dans un gros ralenti pendant une semaine. Sérieux ça faisait longtemps que j’avais pas été relaxe de même. En plus l’atelier c’est pas des balivernes, ça débloque vraiment des affaires. T’écris des trucs en quarante-cinq minutes que tu pensais jamais pouvoir écrire de ta sainte vie. Pis en plus j’ai vu genre cent baleines en croisière dont une maman avec son bébé pis une à bosses qui montrait sa queue en plongeant pis qui s’appelait Blanche-Neige (y a un enfant qui arrêtait pas de crier « Allez Blanche-Neige montre-nous ta queue! » Pis son ami l’obstinait que la baleine comprenait rien pis lui y insistait que oui, qu’elle « comprenait le français ». Tordant.). Non, j’ai pas eu le temps d’aller pêcher. Pis sinon pour les shows ben c’était cool, à part qu’on était tellement fatiguées que nos voix pis nos cœurs ont pété en morceaux. C’est la vie.

P. S. : La dernière photo au cas où t’as zéro imagination c’est une main de squelette en nuage. Come on.

Baleine à Tadoussac

Les soeurs Boulay en plein soleil de Tadou

Le ciel ou la main de squelette en nuage

Musique

Lendemain de veille heureux

Avec à son actif près de 80 représentations de son spectacle, 3 vidéoclips, une tournée en Chine et en Thaïlande, un concert aux Francofolies de Spa, un stage aux Rencontres d’Astaffort et 2 nominations au Gala de l’Adisq,  Alex Nevsky foulait les planches du Cabaret du Mile-End pour le dernier concert de sa tournée De lune à l’aube, qui s’est étendue sur presque 2 ans. C’est aux charismatiques Sœurs Boulay qu’il avait confié d’ouvrir le spectacle.  

Photo Sandra Raymond

Repenser à cette soirée me rappelle le privilège que j’ai de pouvoir évoluer dans le domaine musical. Après ma journée au bureau, comme à tous les vendredis, je me rends à CIBL pour y animer la communauté Web de l’émission le 4 à 7 et y faire ma chronique nouvelles technologies. C’est toujours un bonheur pour moi de commencer la fin de semaine avec cette équipe qui me permet de faire des rencontres marquantes.

20 h arrivée au Cabaret du Mile End. Les lumières de la salle sont encore allumées et peu de gens sont présents. Je comprends assez vite que Sandra et moi sommes une heure à l’avance! Au fond, c’est tant mieux, je pourrai vivre la montée d’énergie de toute la soirée. Je regarde la scène et le décor me paraît étrange. D’immenses rectangles d’aluminium fripé couvrent le mur du fond. Petit doute… Mais, réalisant que Mat est à l’éclairage, je me rassure puisque son talent d’éclairagiste m’est bien connu.

Le public arrive enfin vers 20 h 30! Je suis alors accoudé au bar juste à côté d’Audrey Lajeunesse, la gérante d’Alex, et ça me permet donc de croiser beaucoup de monde. J’aime ça. Je vois arriver Dom Hamel et Sabrina du duo Orange Orange, Stéphanie Lavigne Charette des Francouvertes, Éli Bissonette de Dare to Care, l’équipe d’Audiogram et tiens: voici les Soeurs Boulay! Elles viennent à la rencontre de leur public juste avant de monter sur scène. Très sympa.

21 h 15, on éteint les lumières et les Soeurs Boulay se présentent. Pas évident de faire une première partie. Ce n’est pas leur public et les gens sont là pour voir Alex Nevsky. Il règne tout de même un respect et elles sont écoutées. Mais les Sœurs Boulay savent gagner un public, que ce soit par leur simple prestation, un regard ou une blague. Voici un exemple de l’humour des sœurs Boulay : « Steph et moi on a grandi en Gaspésie. Ce qui est drôle c’est que, quand on dit aux gens de Montréal qu’on vient de la Gaspésie, ils trouvent ça exotique ! Ils s’imaginent quand on était jeune on « chillait » avec des chevreuils sur le bord d’un feu avec Kevin Parent qui nous jouait des tites tounes. Ce n’est pas vrai! ».

Photo : Sandra Raymond

Entracte

L’ambiance change. L’éclairage de scène se transforme et installe le décor dans lequel Alex Nevsky va évoluer. L’excitation monte dans le public. Je constate qu’Alex sait attirer un public qui lui est fidèle, qui a soif de ses paroles et de sa musique. À mon avis, peu d’artistes y arrivent. L’alcool est bien présent dans cette soirée et la bonne humeur aussi. Ça fait du bien!

Photo Sandra Raymond

Alex Nevsky et tout son band sont maintenant sur scène et nous surprennent avec la puissance de leur première pièce. Les fans se lèvent et la soirée prend toute une autre dimension. La fête est définitivement commencée ! Ils connaissent toutes les paroles ! « On a entendu dire que vous étiez le balcon y compris plus de 700 ici donc on aurait besoin des 1 400 mains en ce moment qui applaudissent sur le rythme » Effectivement il n’y a pas de balcon au cabaret du Mile End et il n’y avait pas 700 personnes à ce spectacle. Mais c’était tout comme. Ça a été pour moi un des meilleurs spectacles que j’ai vus depuis longtemps!

Il faudra maintenant attendre le 7 juin dans le cadre des FrancoFolies de Montréal et la sortie de son prochain album pour le revoir sur scène! Comme j’ai hâte! Vous?

Musique

Où seront-elles dans 35 ans?

Mardi le 1er mai, j’ai assisté à la finale du concours les Francouvertes. Après avoir assisté aux étapes de pré-sélection et à la demi-finale, c’est sur la scène du Club Soda que se concluait l’édition 2012. Francis Faubert, les sœurs Boulay et le groupe Gazoline ont offert leur meilleure performance devant une salle pleine à craquer d’amateurs de musique et d’intervenants de l’industrie de la musique. Au total, 11 soirées (10 au Lion d’or) et 21 participants et des milliers de spectateurs ont participé à cette célébration de le musique.

Quelques jours avant de me rendre à cette finale, je tombai sur un documentaire diffusé par Télé Québec : «J ’m’en va r’viendre ». Réalisé par Sarah Fortin en 2012, on y retrouve Stephen Faulkner qui songe à raccrocher sa guitare et à tout laisser tomber, mais sa rencontre avec le jeune Carl Prévost l’incite à persévérer et à y croire encore. Des répétitions s’enchaînent et un projet de disque et de tournée fait même surface.

Ce documentaire a provoqué chez moi une réflexion par rapport au métier de promotion d’artistes que je pratique. Il faut être courageux, réussir à faire des compromis, être humble et travaillant, parfois jusqu’à l’essoufflement, pour être auteur-compositeur-interprète. Jour après jour, celui-ci rencontre son public et livre une partie de son âme et de son intimité. Plusieurs intervenants du milieu m’ont d’ailleurs souvent dit « être un artiste c’est souvent 10 % de talent et 90 % de travail ». Je lève donc mon chapeau à tous ces artistes qui nous donnent souvent sans compter.

C’est dans cet esprit que, une semaine après la finale, je me suis rendu à la rencontre des gagnantes de l’édition 2012, les sœurs Boulay, à la Casa Del Popolo rue St-Laurent. Entrevue.

Jason : Bonjour à vous, une semaine plus tard vous êtes probablement au bout de votre course aux entrevues post-Francouvertes?

Stéphanie : Non, pas encore, il nous en reste encore quelques unes…

Mélanie : J’aime ça faire des entrevues. C’est loin d’être comme aller travailler (rires), c’est toujours des bonnes discussions vec des gens. C’est agréable.

Jason : Vous venez d’où précisément, en Gaspésie?

Mélanie : de New Richmond dans la Baie des chaleurs.

Jason : Ça fait autour de 4 ans que vous êtes à Montréal?

Stéphanie : Oui à peu près. En fait ça fera 5 ans en juillet. Ça a passé tellement vite. On a habité 4 ans ensemble Mélanie et moi, et maintenant nous vivons chacune de notre côté.

Jason : Êtes-vous déménagées à Montréal pour faire de la musique?

Mélanie : De mon côté, c’était pour étudier en musique au Cégep Marie-Victorin.

Stéphanie : J’ai habité 3 ans à Drummondville pour étudier la musique aussi, au Cégep.

Mélanie : Quand je suis finalement arrivée à Montréal ça a été un gros dépaysement. Après trois mois, j’avais envie de revenir chez moi.

Jason : Votre père était-il présent à la finale des Francouvertes?

Mélanie : Oui, et il était vraiment cute! Il était en larmes et tellement content de nous voir là!

Stéphanie : C’est un exploit parce qu’il n’aime pas venir à Montréal.

Mélanie : Il est quand même très engagé dans notre carrière. J’ai fait le festival de chanson de Granby à l’automne et il est venu me voir de la Gaspésie.

Stéphanie : En Gaspésie c’est lui qui vend notre EP – extended play  (rires). Il se promène dans les dépanneurs, les pharmacies, etc. On est chanceuses qu’il s’en occupe.

Soeurs Boulay | Photo : Michel Pinault

Jason : Avez-vous déjà reçu des propositions de maisons de disque?

Stéphanie : Pour l’instant on est tellement dans notre bulle!

Mélanie : Oui, on a déjà eu plusieurs offres, mais nous ne sommes pas pressées, parce que notre été est quand même chargé et qu’on veut prendre notre temps pour bien faire les choses. On souhaite profiter de la période estivale pour écrire des chansons. Tout ça pour vraiment avoir le bon choix du contenu de notre premier album et nous concentrer sur les spectacles qui s’en viennent.

Stéphanie : Ce qui est surprenant pour nous, c’est qu’on pensait qu’il aurait fallu approcher les maisons de disques et que ce serait difficile. Mais là, c’est le contraire qui se passe. On est vraiment heureuse de ça.

Jason : Quelles sont vos influences musicales?

Stéphanie : Pour moi, tout a commencé avec les Beatles, ça c’est certain. Chez nous quand nous étions plus jeune, il y a trois artistes qui jouaient : Elvis, les Beatles et Joe Dassin.

Mélanie : Il y avait les BB aussi qui jouaient (rires)!

Stéphanie : Au secondaire, j’ai découvert Joni Mitchell. J’en parle et j’ai des frissons. C’est LA chanteuse Folk canadienne en plus et ça m’a suivi tout le Cégep aussi.

Mélanie : C’est qu’en plus d’être une chanteuse folk, elle a le respect de ses paires et elle a touché à tout. Elle a fait du jazz, elle a joué avec les plus grands musiciens, elle a eu aussi une phase plus rock. De mon côté, il y a l’album Boum Bom de Richard Desjardins… aussi Neil Young. Beaucoup de Québécois : Philippe B., entre autres. Plus jeune, j’ai eu une phase plus rock avec les Nirvana, RadioHead, etc.

Jason : C’est tout ce mélange de genres qui vous a amené à faire du country-folk?

Mélanie : Le country a toujours été là depuis notre enfance. Dans le pick-up de mon père, c’était toujours la station de radio country qui jouait.

Stéphanie : Parce que nous, plus jeunes, on allait à la chasse et à la pêche. Moi, j’étais la plus petite, donc j’étais toujours celle qui était assise au milieu. Quand il fallait changer de vitesse c’est moi qui l’faisait et je me souviens qu’il y avait ce poste de country qui jouait.

Mélanie : Moi je faisais des prières pour qu’on trouve des perdrix et des ours (rires).

Stéphanie : On chantait sur le « CB » au monsieur qui était dans leur pick up. Des fois ils nous répondaient « c’est beau », des fois « J’avais hâte que ça finisse » (rires).

Jason : Merci beaucoup pour votre générosité. Ma dernière question : comment vous projetez-vous dans 35 ans?

Mélanie : Je ne pense pas à ça! Je pense que ça me ralentirait plus qu’autre chose. Je vis ça au jour le jour. Même dans ma vie je suis comme ça, épicurienne, moment présent.

Stéphanie : Je pense qu’à la base et bien avant ce projet-là, on est musicienne. Le but est un jour d’arriver à gagner notre vie avec la musique peu importe comment.

Ce fût une rencontre humaine, sans prétention et joyeuse. Elles seront entre autres en première partie d’Alex Nevsky, le 11 mai au Cabaret du Mile-End. Pour connaître un peu plus les Sœurs Boulay et les dates de leur tournée cliquez ici pour visiter leur site.

 

Musique

Dans les coulisses des festivals avec Montréal Festimania

Qu’y a-t-il à voir et à faire cet été à Montréal, ville des festivals ? Montréal Festimania a demandé à ceux engagés à fond dans l’organisation et la programmation des meilleurs festivals de l’été de nous fournir leurs coups de cœur. Parce que tant qu’à demander des bonnes plogues, on aimait mieux que ça vienne de ceux qui savent de quoi ils parlent, tsé!

NICK FARKAS, OSHEAGA FESTIVAL MUSIQUE ET ARTS

Qu’est-ce que tu fais au sein d’Osheaga ?
Je suis en charge de la programmation du festival, avec l’aide de mon équipe, bien sûr.

Quels sont les spectacles à ne pas manquer à Osheaga cette année ?
MGMT, qui avait fait une prestation mémorable en 2009 (on a bien hâte de voir ce que Andrew VanWyngarden et Ben Goldwasser nous réservent cette année !) et The Jesus and Mary Chain, un groupe marquant de l’histoire de la musique que nous avons le privilège de recevoir. 3 août, Parc Jean-Drapeau

Osheaga 2011 | Photo : Tim Snow

VÉRONIQUE DEMERS, L’INTERNATIONAL DES FEUX LOTO-QUÉBEC PRÉSENTÉ PAR TELUS

Quelle est ta fonction en quelques mots ?
Je suis en charge de l’accueil des artificiers étrangers et de la logistique entourant leur participation. J’organise aussi tous les évènements privés de la compétition.

Quel est LE feux d’artifice à voir?
Pour moi, le spectacle coup de cœur est la Finale des étoiles Loto-Québec. Cette année ce sera un hommage au groupe musical Queen. C’est aussi la remise des Jupiters d’or, d’argent et de bronze aux gagnants de la compétition. Cette soirée est magique parce que notre équipe est directement impliquée dans le montage et la conception de ce spectacle. Notre directeur technique Paul Csukassy a créé la bande sonore, l’équipe italienne Panzera S.A.S a fait la conception pyrotechnique et nos artificiers installeront les pièces pyrotechniques. C’est un beau moment de partage de connaissances qui se reflète dans le ciel. 3 août, La Ronde

FRANÇOIS LÉGER, L’INTERNATIONAL DES FEUX LOTO-QUÉBEC PRÉSENTÉ PAR TELUS

Que fais-tu pour le festival ?
Je suis artificier sénior, en charge de l’installation des pièces pyrotechniques de 120 mm et plus, tout en m’assurant du respect de la réglementation et de la sécurité.

Quels sont tes 2 coups de cœur cette année ?
Le Portugal et l’Italie vous réservent des surprises ! 24 et 27 juillet, La Ronde

International des Feux Loto-Québec | Italie

ÉLÉONORE GENOLHAC, MEG MONTRÉAL FESTIVAL

Tes fonctions en quelques mots?
Assistante aux communications. Comme pour tout festival, la communication, c’est un sacré gros morceau. Alors je prête main-forte à notre chargée de com préférée (mais débordée), Clothilde Ménard, avec une spécialisation dans l’assemblage de mots. Je les choisis, les juxtapose et j’essaie de faire en sorte qu’ils sonnent en des textes percutants.

Tes deux spectacles « coup de cœur » de la programmation?
Sur plus d’une trentaine, le choix est délicat. Mais s’il ne devait en rester que deux, je choisirais d’abord Goose Hut et Our Books and the Authors. J’ai découvert ces bands en travaillant au MEG, et depuis, ils tournent en boucle sur mon iPod, impossible de décrocher. De l’indie pop fraîche et acidulée, qu’on écoute comme on mange des sucreries… un régal! 28 juillet, Club Lambi

Pour le deuxième, c’est clairement le MEG Boat ! Ne serait-ce que pour l’originalité du concept. Je veux dire, imaginez une soirée à bord du Cavalier Maxim, passée à vous déhancher sur les beats les plus trendy du moment. De quoi se sentir vivant, non ? 4 août, Cavalier Maxim | Quai Alexandra

MEG BOAT | Photo : Cloé Jourdain

ARMAN AFKHAMI, JUST FOR LAUGHS – FESTIVAL JUSTE POUR RIRE

Qu’est-ce que tu fais dans la vie ?
Représentant, ventes et marketing touristique. Je m’assure que tout le monde (et particulièrement les gens venus d’ailleurs) ait une expérience montréalaise euphorisante et que rire et plaisir soient au rendez-vous.

Quels spectacles sont immanquables pour tout festivalier qui se respecte ?
The Muppets All Star Comedy Gala. Les seuls « chouuu » que vous entendrez seront ceux de Statler et Waldorf ! 26 juillet, Place des Arts

Aziz Ansari. Son album Dangerously Delicious est sorti en janvier dernier et son nom est depuis, sur toutes les lèvres. C’est un des humoristes anglophones les plus hot de l’heure ! Du 25 au 27 juillet, Métropolis

Improv Everywhere | Photo : Julia C Vona

MARTIN DUROCHER, ZOOFEST

Quelles sont tes fonctions ?
Directeur général et artistique de Zoofest. Je tente de dompter et maîtriser la bête étrange et sauvage qu’est le Zoofest.

Quels sont les deux shows les plus hot cette année à Zoofest ?
Insolite Cabaret Insolent, un cabaret complètement fucké, cinglé et rocambolesque, absolument délirant, entrecoupé de passages musicaux assez cocasses. Jusqu’au 29 juillet, Église au toit rouge

Aussi, les Fills Monkey, deux drummers français qui manient avec brio les percussions et l’humour, avec un résultat rythmé et comique. À ne pas manquer ! Jusqu’au 29 juillet, Théâtre La Chapelle

CLAUDE MYRE BISAILLON, ZOOFEST

Qu’est-ce que tu fais à Zoofest ?
Directrice de la programmation. J’assister à une multitude de spectacles au Québec mais aussi en France et à Édimbourg afin de dénicher des spectacles hors de l’ordinaire et la crème de la relève des arts de la scène.

Quels sont les shows à Zoofest cette année que tu es particulièrement fière de présenter ?
La communion des Sœurs Boulay. Deux sœurs, deux belles filles de la Gaspésie, qui ont remporté cette année les Francouvertes et qui vont à coup sûr vous charmer avec leur douce voix, leur guitare et leur ukulélé. 27 juillet, Église au toit rouge

Sinon, Mon frère est enceinte, récipiendaire du Cochon d’Or, met en scène Johanna Nutter, qui nous raconte l’histoire de sa sœur, devenu son frère, tombé enceinte. Ce n’est pas compliqué, c’est même très bon ! 25 juillet, Théâtre La Chapelle

Zoofest

SUZANNE GIRARD, DIVERS/CITÉ

Quel est ton poste ?
Cofondatrice et directrice générale de Divers/Cité.

Quels sont tes deux coups de cœur ?
Il s’agit de deux de nos événements gratuits sur le Quai Jacques-Cartier !

Le nouveau happening alternatif baptisé Apocalipstik est le fruit de la collaboration entre Divers/Cité, le Royal Phoenix Bar et de jeunes talents montréalais qui ont reçu carte blanche pour la programmation. Le résultat est une soirée absolument éclatée avec, entre autres, Sarah Neufeld (de Arcade Fire / Bell Orchestre), Fanny Bloom, FOXTROTT, la formation torontoise Dirty Mags, DJ B’UGO, les DJs Frantastik & Montag (Mec Plus Ultra), le Kid Savant de Brooklyn, une performance du collectif montréalais Glam Glam Productions et plusieurs autres. Le devant de la scène sera également une place de choix pour voir, en même temps que le spectacle, la Finale de l’International des Feux Loto-Québecqui illuminera le ciel au-dessus du Quai ! 3 août, Quai Jacques-Cartier

Aussi, l’un des événements phare de Divers/Cité, Le Grand Bal, qui revient cette année dans une grande envolée musicale et artistique. Le festival est fier d’y présenter, pour la première fois au Canada, la formation israélienne de l’heure, The Young Profesionnals (TYP) ! Nous y présentons également LIMITLESS, une production du chorégraphe favori de Divers/Cité, Scott Fordham, les voix de Kim Richardson et Marie-Alice Depestre dans un hommage aux grandes Black Divas de la musique, Sandy Duperval, DJ Abeille et le Boogie Wonder Band ! 5 août, Quai Jacques-Cartier

Divers/Cité | Photo : David Romero

Variétés