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Drôle de rentrée

Le festival Oumf entamait sa 7e édition ce mercredi avec un gala d’humour présenté au théâtre Saint-Denis.

Cinq ans après ma dernière rentrée universitaire, la rue Saint-Denis me semblait familière en cette première semaine de septembre. Des jeunes vingtenaires costumés, des groupes qui entonnent des chansons grivoises, des concours de calage sur les coins de rue; une douce ambiance d’initiations baignait dans le quartier latin. Nostalgie, quand tu nous tiens!

L’UQÀM loin derrière moi, j’ai assisté à un tout autre type de rentrée au théâtre Saint-Denis. Le festival OUMF lançait les célébrations, qui se tiendront jusqu’au 9 septembre, avec un gala d’humour rassemblant les participant de la prochaine saison des Cinq prochains, à Artv. Ces futures stars de l’humour sont Daniel Pinet, Marie-Lyne Joncas, Rosalie Vaillancourt, Arnaud Soly et Mehdi Bousaidan.

Dans une salle remplie d’étudiants, Eddy King avait la charge d’animer la soirée en ponctuant le tout de ses propres numéros où il nous a confronté à nos étranges réalités québécoises, lui qui ne comprend pas qu’on aille en camping sans avoir peur des ours alors qu’on dort dans une maison en tissus ou en parlant du racisme sournois de 2017, bien plus difficile à déceler que le « bon vieux racisme à l’ancienne ».

Daniel Pinet, originaire du Nouveau-Brunswick, a été le premier à monter sur scène avec son personnage de « Le Randy », qui nous expliquait ce qu’est un « vrai homme » avec son langage cru et coloré. Il a été suivi par Marie-Lyne Joncas qu’on connaît habituellement pour son duo Les Grandes crues avec Ève Côté ou dans ces capsules web Le courrier du cul avec Sacha Bourque. Verre de vin à la main, elle a dressé un triste (mais désopilant) bilan de vie alors qu’elle vient de franchir le cap des trente ans. Même si elle ne se sent pas adulte, elle nous a assuré que « tout allait bien ».

J’étais déjà un peu vendue à l’humour de Rosalie Vaillancourt. Son personnage de jeune fille naïve et hyperactive, qui peut dire les pires énormités détonne, selon moi, de tout ce qui se fait en humour présentement.

Après l’entracte, nous avons eu droit à une surprise. François Bellefeuille, qui ne fait plus partie de la relève depuis un moment, est venu pour roder de nouveaux numéros. Se référant à ses notes, il nous a parlé du « zéro déchet » que sa blonde a imposé à la maison et de la soie dentaire dont il ne sait pas quoi faire maintenant qu’il n’a plus le droit de la jeter. Un tournedos, peut-être?

Arnaud Soly n’a pas sorti sa flûte à bec (ou à nez…) pour son numéro où il a comparé les jeux de société aux pires perversités humaines. Dont « Jean dit », ce déviant sexuel qui parle de lui à la troisième personne.

Enfin, Mehdi Bousaidan a été la révélation de ma soirée avec son rythme et son aisance sur scène. De retour d’un voyage au Japon, il a donné un petit cours hilarant pour différencier les langues asiatiques du guttural cantonnais ou du thaïlandais qui a l’air de pondre un œuf en parlant. Il nous en a aussi beaucoup appris sur nous-même en catégorisant les gens selon la sonnerie Iphone de leur réveil-matin…

Maintenant que j’ai le sourire étampé dans le visage par ce gala d’humour, je suis prête à profiter à fond du festival OUMF dans les prochains jours!

Galerie photo : Marie-Claude Brault

 

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Blogueur

J’ai longtemps travaillé dans les billetteries. Cinq années à vendre à des clients les billets pour les meilleurs spectacles. Cinq années à remettre aux clie...