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Éclatées et colorées, les belles surprises du Festival International Nuits d’Afrique

Du punk rock malgache avec The Dizzy Brains, de l’électro hip-hop aux influences nord-africaines signé King Abid et des percussions afro-latines avec Ramon Chicharron, les soirées musicales du Festival International Nuits d’Afrique ont en commun la promesse de mettre le feu à la place des arts du 11 au 23 juillet prochain.

Exit les stéréotypes, la musique présentée dans le cadre de Nuits d’Afrique n’est pas exclusivement de la musique faite sur le continent africain. Au contraire, il faut voir plus large car, après tout, on parle tout de même de musique du monde.

« Ce que j’ai trouvé fascinant et qui cette année est encore renforcé, c’est que Nuits d’Afrique ce n’est pas nécessairement que des artistes africains, mais plutôt ayant l’Afrique comme racine ou comme forme d’inspiration, qu’ils soient d’Afrique, d’Amérique latine, ou en Europe… » – explique Bïa, porte-parole de la 31e édition du festival

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C’était un mercredi pluvieux, comme on a un peu trop vu dernièrement à Montréal, je me rendais à la rencontre de la porte-parole du festival aux côtés d’Herby Moreau, la chanteuse brésilienne Bïa.  J’arrive au café iranien Byblos et déjà l’ambiance exotique redonne un peu de chaleur à cette journée.

En sirotant un thé, Bïa me raconte son histoire d’amour avec le festival qu’elle a découvert en 2013. Un peu « tardivement » avoue-t-elle, mais depuis, elle ne manque pas une occasion de visiter les soirées au Club Balattou où, après 23h, les festivaliers peuvent découvrir des performances intimes : « C’est vraiment une soirée découverte pour les gens qui n’ont pas les moyens ou le temps d’aller voir plein de spectacles. J’ai découvert l’esprit du festival Nuits d’Afrique en le vivant comme ça. » C’est aussi à Nuits d’Afrique qu’elle a rencontré sa complice Mamselle Ruiz avec qui elle présente cette année leur nouveau projet Bandidas.

Les têtes d’affiche

En survolant la programmation, on constate rapidement qu’elle n’est pas que de découvertes, elle est aussi accompagnée de grands noms associés à la musique du monde. On le répète peut-être peu, mais Nuits d’Afrique est un festival qui se démarque à l’international. Pour Bïa, aucun doute :

« C’est vraiment un des plus gros festivals de World music du monde. Ça a vraiment pris de l’expansion autant dans les spectacles en salle avec des gros noms comme Amadou et Mariam, Ben l’Oncle Soul que j’adore, aussi la chanteuse tunisienne Emel Mathlouthi. »

Pour ceux qui se le demande, Amadou et Mariam est un couple d’aveugles d’origine malienne qui ont joué partout dans le monde, que ce soit Paris ou Tombouctou.

Ben l’Oncle Soul a fait ses débuts à Montréal avant de conquérir le monde dès 2010 avec son album éponyme Ben l’Oncle Soul. Il a aussi fait l’ouverture du Festival de Jazz de Montréal en 2011.

La chanteuse Emel Mathlouti est considérée comme une importante figure du printemps arabe et de la révolution tunisienne en 2012. Sa chanson « Kelmti horra» (My Word is Free) l’a amenée à performer sur la scène de la cérémonie du prix Nobel de la paix à Oslo en 2015.

Pour en savoir plus sur le Festival International Nuits d’Afrique, c’est ici.

 

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« Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d’autre chose? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout. » Pour reprendre les mots d’un cinéaste ...