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Un voyage métaphysique : Björk Digital

L’exposition Björk Digital nous arrive enfin à Montréal après avoir parcourue plus tôt cette année les villes de Sydney, Tokyo et Londres. Présentée dans le cadre du Red Bull Music Academy en collaboration avec le centre PHI, c’est la DHC/ART qui a l’honneur d’accueillir dans son espace, l’exposition de la charmante artiste islandaise. Signée par Björk et organisée par le Manchester International Festival, cette exposition est présentée jusqu’au 12 novembre 2016.

Qu’on soit un amateur ou non du travail de Björk, on ne peut lui enlever sa fougue et son désir insatiable de faire s’épanouir les pratiques artistiques. Inspirée par sa rupture amoureuse avec l’artiste visuel de renom Matthew Barney, celle qui est reconnue pour ses visuels provocateurs et ses mélodies atypiques se présente à nous tantôt triste, tantôt amusée, tantôt résignée dans cette rencontre « digitale ».

L’exposition comprend cinq œuvres de réalités virtuelles. Muni d’un casque et d’une paire d’écouteurs, l’immersion commence assez brusquement – Björk s’empare de l’espace et on se prête au jeu. L’expérience peut s’avérer assez déroutante voir un peu effrayante dès les premiers instants, mais plus on avance dans le parcours, plus notre vision s’ajuste, notre esprit s’ouvre et on finit par apprécier le but premier de l’expérience : créer une intimité avec l’artiste.

Le résultat en images ? La rencontre d’une femme attristée, chantant son désespoir dans un décor souterrain avec l’œuvre Black Lake, une artiste lucide et résignée dansant sur une plage islandaise dans Stonemilker VR et une immersion complètement disjonctée à l’intérieur de la bouche de la chanteuse (pourquoi pas).

Crédit photo : Thomas Huang

Crédit photo : Thomas Huang

C’est finalement avec l’œuvre Family, grande primeur montréalaise que l’on termine ce voyage visuel. Celle-ci plus complexe et technologiquement plus poussée, on atteint vraiment les sommets de l’expérience avec cette œuvre centrale.  Debout dans un cubicule, on permet cette fois-ci au spectateur de participer à la création de l’univers de la chanteuse en lui donnant des mains virtuelles capables de projeter des faisceaux lumineux. Frissons garantis et dépaysement total, l’artiste réussie son mandat avec brio, à savoir, créer une intimité avec le spectateur et lui faire traverser le cheminement vers la guérison d’une blessure amoureuse.

Crédit photo : Jesse Kanda

Crédit photo : Jesse Kanda

À noter que l’exposition présente également une projection continue de plusieurs vidéoclips de l’artiste ainsi qu’un espace où tester le programme éducatif Biophilia qui explore les domaines de la musicologie et des sciences de la technologie.

Cette exposition complètement éclatée saura vous faire vivre une expérience unique. Un incontournable cet automne, c’est un rendez-vous à ne pas manquer.

 

 

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