Magnetic

Une performance magnétique

Vendredi dernier, le groupe Edward Sharpe and the Magnetic Zeros avait donné rendez-vous à ses fans au Métropolis pour un spectacle généreux et rassembleur.

C’est sans flafla que le leader du groupe, Alex Ebert, et ses musiciens sont entrés sur scène alors que les lumières de la salle n’étaient même pas encore éteintes. Vêtu d’une vieille redingote, de souliers orange, d’un bas rouge monté au genou comme un cycliste et coiffé d’un chignon dépeigné, le chanteur à l’origine de la formation du groupe affichait une dégaine nonchalante et un sens tout à fait théâtral sur scène. Buvant du vin et fumant, il représentait le stéréotype même de l’artiste bohème, alimentant l’effet d’un personnage pourtant extrêmement généreux à l’égard son public.

À de nombreuses reprises pendant le spectacle, Ebert s’est adressé directement à la foule. S’asseyant sur une caisse de son pour demander aux spectateurs dans les premières rangées quelles chansons ils aimeraient entendre ou descendant de la scène pour les faire chanter ou jouer des instruments.

Edward Sharpe

Au total, dix musiciens forment le groupe. Piano, guitare, batterie, contrebasse et cuivres se côtoient pour créer un ensemble impressionnant. La voix du chanteur tient différents registres allant d’une voix puissante et éraillée sur la pièce Life is hard à une voix haute perchée, presque nasillarde, sur Hot coals.

Le spectacle s’est terminé sur une version chorale de la célèbre pièce Home entonnée par un public conquis connaissant les paroles par cœur. Comme le groupe vit dans un bus de tournée, la chanson détient une signification encore plus importante aujourd’hui, aux dires du chanteur.

Pour le temps d’une soirée, leur maison, c’était Montréal.

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Blogueur

J’ai longtemps travaillé dans les billetteries. Cinq années à vendre à des clients les billets pour les meilleurs spectacles. Cinq années à remettre aux clie...