Boy and bear / crédit : Frédérique Ménard-Aubin, Festival International de Jazz de Montréal

Quand l’Australie fait vibrer le Festival International de Jazz de Montréal !

Le 9 juillet, dans le cadre du Festival International de jazz de Montréal, le groupe australien Boy and Bear a offert une prestation intime et envoutante au Club Soda. L’audience composée d’à peine 200 personnes était plutôt discrète au tout début du spectacle, mais s’est vite laissée prendre par l’énergie désinvolte et contagieuse du groupe composé de cinq musiciens.

J’ai été surprise par leur énergie typiquement australienne qui se marie particulièrement bien à celle des Québécois. Probablement un certain son ou une certaine ambiance qui nous rappelle nos racines communes. Un son folk, mais moderne ainsi que des harmonies douces, mais puissantes.

Boy and bear / crédit : Frédérique Ménard-Aubin, Festival International de Jazz de Montréal

 

Le groupe a entamé le spectacle avec plusieurs chansons au rythme soutenu, un choix judicieux qui a ravi la foule. Mais c’est réellement en jouant les premières notes de la chanson Southern South, tirée de leur album Harlequin Dream sorti en 2013, que le groupe a conquis le public. En enchainant avec deux autres chansons du même album, le groupe Boy and Bear a bien compris que les spectateurs présents étaient de ceux qui les connaissaient et les chérissait. Pour ma part, c’était la première fois que je voyais le groupe en concert et c’est le bassiste David Symes qui m’a particulièrement charmé. Complètement habité par la musique, la tête couverte d’un chapeau, vêtu d’une simple chemise blanche et d’un pantalon noir moulant, celui-ci dégageait une énergie particulière qui a su retenir mon attention.

Le clou du spectacle a certainement été la reprise de la chanson Back to Black d’Amy Winehouse. Le groupe a entamé la mélodie bien connue de tous avec candeur et chaleur. Ils ont savamment interprété  le morceau en y apposant leur signature indie folk. Le chanteur Dave Hosking s’était visiblement approprié la chanson et sa voix s’y prêtait parfaitement.

J’espère sincèrement qu’à leur prochain passage à Montréal davantage de Québécois viendront découvrir leur musique. C’est un privilège d’écouter ce groupe de musiciens s’éclater et offrir une performance haute en couleur et en masculinité.

 

Crédit photo : Frédérique Ménard-Aubin, Festival International de Jazz de Montréal

 

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