mary_poppins_733

Supercalifragilisticexpialidocieuse !

Acclamée sur Broadway, la comédie musicale Mary Poppins débarque sur les planches du Théâtre Saint-Denis cet été. L’adaptation du célèbre film de Disney est ici une présentation de Juste pour rire avec une mise en scène colossale de Serge Postigo.

Ma grand-mère avait sur une vieille cassette VHS un enregistrement du film Mary Poppins qui avait été diffusé à la télévision. Je me souvenais donc vaguement d’une nounou qui volait avec un parapluie, de dessins sur des trottoirs et de sirop sucré. Bref, autant dire que je partais au Théâtre Saint-Denis avec une idée presque vierge de ce classique, mais en suis ressortie complètement éblouie.

Pour les néophytes, Mary Poppins raconte l’histoire d’une nounou très spéciale qui arrive chez les Banks, une famille aisée, mais austère de Londres. Les deux enfants, Michael et Jane, sont de véritables pestes et ont déjà fait déguerpir plusieurs gardiennes, mais Mary Poppins saura les remettre sur le droit chemin grâce à un peu d’imagination et de magie.

Juste pour rire a réellement élevé la barre d’un cran ou deux pour les futures comédies musicales au Québec, puisque sa production est grandiose avec ses décors, ses costumes, ses chorégraphies, sa mise en scène et ses acteurs qui nous surprennent d’un tableau à l’autre.

Mary_poppins_500

Photo Guy Beaupr

Sur scène, Joëlle Lanctôt interprète une Mary Poppins sympathique et attachante, tandis que Jean-François Poulin est le gentil ramoneur Bert. Il faut souligner le talent en chant et en danse des deux acteurs, mais on doit impérativement attribuer une mention spéciale à Allessandro Gabrielli et Alexandra Sicard qui jouent les enfants en révélant un talent et une rigueur absolument renversante pour leur jeune âge. Seul acteur connu de la distribution, René Simard interprète le sévère patriarche de la famille Banks dans un rôle aux antipodes de sa personnalité.

Mary Poppins c’est aussi une myriade de personnages secondaires hauts en couleur. Au moins une quinzaine d’entre eux côtoient les personnages principaux durant la pièce. Souvent très drôles, on découvre des acteurs et des voix hallucinantes.

Une troupe de danseurs foule régulièrement la scène dans des chorégraphies rodées au quart de tour. Ça bouge de partout, ça vole et ça saute pour composer des fresques colorées et enivrantes. La fameuse scène avec le mot inventé Supercalifragilisticexpialidocieuse ! a littéralement soulevé le public qui en redemandait tout comme le tableau où les ramoneurs sur les toits ont livré une performance mêlant claquettes, gumboots, percussions et voltige.

Mary Poppins a ce je-ne-sais-quoi de magique avec ses objets qui volent et ses illusions où des objets, et des personnages, apparaissent ou disparaissent. Bien sûr, Mary Poppins ne serait pas complet sans ses envolées en parapluie. Les trois heures du spectacle passent sans qu’on ait eu le temps de décrocher une minute.

Je suis sortie de la salle en dansant presque sur la rue Saint-Denis et en chantant, ou plutôt en essayant, de chanter Supercalifragilisticexpialidocieuse !

 

Exprimez-vous
Blogueur

J’ai longtemps travaillé dans les billetteries. Cinq années à vendre à des clients les billets pour les meilleurs spectacles. Cinq années à remettre aux clie...