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5 choses que l’on retrouve dans Swan Lake de Dada Masilo

Avez-vous déjà vu le Lac des Cygnes? Oui? Eh bien, je suis à peu près certaine que vous n’avez rien vu comme cette version signée par la jeune Sud-Africaine Dada Masilo.

Forte de plusieurs créations en danse, cette danseuse a monté avec brio une version, disons, pimentée de ce classique de Tchaïkovski.

Voici 5 éléments que l’on retrouve dans Swan Lake de Dada Masilo, présenté à la Place des Arts du 14 au 16 janvier.

 

1 – De la danse africaine

Ce qui frappe avant tout dans cette version, c’est l’infusion d’énergie africaine dans ce ballet habituellement présenté de manière très formelle.

Dada Masilo a su insérer avec brio dans cette pièce classique des mouvements et un esthétisme propre à la danse africaine. Le résultat est un mélange intrigant, fort d’un nouveau souffle qui garde en haleine le spectateur. 

2 – Des tutus pour tous

Traitez-moi de matérialiste, mais ce choix vestimentaire est l’un de mes éléments préférés de ce Swan Lake à la Dada Masilo. Presque tous les danseurs, hommes comme femmes, portent un tutu blanc et une coiffe en plume. Exit le flafla, bonjour l’androgynie.

J’étais purement fascinée par ces touffus tutus souples, qui ondulaient de manière presque burlesque au rythme des mouvements saccadés du bassin des danseurs.

La semi-nudité faisait partie intégrante du spectacle, permettant d’apprécier d’une autre manière tout le travail physique que demande une danse aussi exigeante que le ballet.

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3 – Un melting pot des genres

Dada Masilo nous mène avec humour et poésie dans sa vision de l’histoire du Lac des cygnes maintes et maintes fois mis en scène, avec une fusion des genres qui nous garde sur le bout de notre siège.

Tantôt ballet, tantôt danse africaine, la pièce est entrecoupée de théâtre, de tapements de pieds et de cris… Une chose est sûre : Swan Lake ébouriffe.

4 – Un ton léger

Le deuxième tableau ouvre avec un maître de cérémonie qui énumère théâtralement le déroulement d’une pièce de ballet classique : « Tous les ballets que nous avons pu voir pourraient se résumer dans un unique ballet dont le titre générique serait : « Filles en tutus au clair de lune »… »

Les danseurs miment  gaiement le monologue, donnant le ton à un Lac des Cygnes beaucoup plus léger que ce à quoi nous sommes habitués.

Même les chorégraphies exhibent beaucoup d’humour et de légèreté, suscitant de fréquents rires dans l’audience.

5 – Un prince gai

Eh oui! Dans la version originale du Lac des cygnes, le prince Siegfried, promis à Odette le cygne blanc, tombe amoureux du cygne noir, sosie de la première.

Sous la relecture de Masilo, le cygne noir est interprété par un danseur mâle, explorant le thème de l’homosexualité sous-jacente dans l’œuvre de Tchaïkovski. Ce faisant, elle confronte deux des grands tabous de son pays d’origine : l’homophobie et le sida.

 

Swan Lake de Dada Masilo et Dance Factory Johannesburg, une présentation de Danse Danse était présenté du 14 au 16 janvier 2016 à la Place des Arts.

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