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Des films, des films, et des chefs d’œuvres!

Après 11 jours de festivités, la 44e édition du Festival du nouveau cinéma (FNC) a tenu sa soirée de clôture samedi le 17 octobre. Avec ses 151 longs métrages et 203 courts métrages, la ville de Montréal a accueilli une variété impressionnante de talents locaux et internationaux.

Coup d’œil sur la programmation

Le festival s’est ouvert avec Le tout Nouveau Testament de Jaco Van Dormael. Le film d’ouverture est l’un des nombreux films de la programmation qui ont passé à Cannes avant d’arriver dans les salles montréalaises. C’est le cas aussi de Fatima de Philippe Faucon qui prenait part à la Quinzaine des réalisateurs de Cannes l’été dernier. Ce l’est également pour le controversé Love de Gaspar Noé qui a été présenté en présence du réalisateur.

Le tout Nouveau Testament de Jaco Van Dormael

Le tout Nouveau Testament de Jaco Van Dormael

«C’est beaucoup de travail. Il y a les distributeurs, il y a les contrats internationaux, il y a des disponibilités de copies, des stratégies de festival… à un moment donné tout s’enligne!» explique Julien Fonfrède, programmateur pour le festival. Du côté québécois, Endorphine d’André Turpin a attiré l’attention dès le début. Le film se présente comme un film entremêlant suspense et thriller autour d’une intrigue complexe. Selon monsieur Fonfrède, c’est un film «À voir avant qu’Hollywood n’en fasse un remake trop propre réalisé par Christopher Nolan.» Le film sortira certainement en salle à l’hiver et le public pourra alors en juger par lui-même.

Un festival qui rayonne et qui ose

L’équipe du festival travaille depuis plusieurs années à bâtir un festival axé sur la nouveauté. Cette vocation lui a permis de se démarquer sur la scène internationale et d’amadouer des réalisateurs qui reviennent souvent rendre visite. Il y a entre autres Win Wenders, un ami du festival, qui présentait son dernier film Everything will be fine (2015). On connaît Win Wenders pour des films comme Paris, Texas (1984) et plus récemment pour Le Sel de la Terre (2014), présenté à Cannes la même année.

Everything will be fine de Win Wenders

Everything will be fine de Win Wenders

Dans le thème de la nouveauté, le FNC proposait cette année une expérience culinaire et narrative. Pendant que Nuno, le chef sur place, cuisinait un plat, les participants étaient guidés par un narrateur dans une biographie culinaire en lien avec chaque bouchée. Les food sessions se sont déroulées pendant seulement deux jours et ont vraiment été appréciées par le public confirme Julien Fonfrède. Il s’agit d’une activité ludique autour de l’univers de Nuno, un chef qui a perdu le sens du goût. Pour en savoir plus sur cette expérience, visitez le site inthemouth.ca.

Les grands gagnants de l’année (les films à surveiller)

Le grand gagnant de la Louve d’Or est El Club de Pablo Larrain. Un film chilien qui s’était déjà démarqué à la Berlinale 2015, célèbre festival allemand. Du côté québécois, le prix du meilleur long métrage de l’Association Québécoise des Critiques de Cinéma (AQCC) est remis au film Les Démons de Philippe Lesage avec une mention spéciale pour Walking Distance d’Alejandro Guzman Alvarez. Pour la sélection Focus, c’est Le coeur de Madame Sabali de Ryan McKenna qui a remporté le premier prix et pour la section Temps O, le film The Green Room de Jeremy Saulnier est parti avec le premier prix.

El Club de Pablo Larrain

El Club de Pablo Larrain

Le festival a terminé sa 44e  édition alors que le froid s’empare de Montréal pour de bon. Quelques-uns des films de la programmation sortiront en salle cet hiver, pour les cinéphiles tristes de ne pas avoir tout vu!

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« Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d’autre chose? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout. » Pour reprendre les mots d’un cinéaste ...