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Une soirée cauchemardesque

Mardi dernier, j’étais à la place de la Paix, posé tranquille à assister au concert John Williams de l’Orchestre de la Francophonie présenté par la SAT. Perdu dans mes souvenirs de la Guerre des Étoiles quand, soudain, un Bat-Signal dans la nuit m’appelle : ce soir, dans 15 minutes, le Zoofest présente un one-man-show : Charles Beauchesne présente : Bienvenue dans mon cauchemar. Non, en fait, c’est juste un rappel sur mon téléphone qui sonne… Abandonnant Schindler, E.T. et Luke Skywalker, je cours vers le théâtre Ste-Catherine (un peu déçu, mais quand le devoir appelle…). Et franchement, j’ai bien fait!

Le Zoofest a beau exister depuis 5 ans, je suis étranger au festival. Pas que l’idée d’encourager des humoristes émergents me déplait, au contraire! Comme l’a déjà dit Rozon à TLMEP « Qui peut être contre le rire? »… En fait, c’est juste que seulement, des fois, la vie, vous voyez, d’autres activités, voilà… Non, je sais, ce n’est pas très convaincant, je n’ai pas vraiment d’excuses. Mais bon, c’est maintenant chose du passé, car mardi dernier, je me suis rattrapé.

Pour moi, non-initié, le Zoofest, c’est 3 semaines de spectacles d’humour décalé, dans des salles minuscules avec un public friand de nouveauté. Je ne m’avancerai pas sur le reste du festival, mais le cauchemar de Charles Beauchesne était exactement ce à quoi je m’attendais… Et même plus.

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Donc, arrivé vers 21h50, une petite file, principalement peuplée de gens dans la trentaine, entre tranquillement dans le Théâtre. Malgré l’étroitesse du lieu, je me trouve une place au balcon. Quelques minutes d’attente, puis arrive sur scène un chauve aux sourcils épais, portant un chandail rayé blanc-noir et manipulant une marionnette. Celle-ci introduit le spectacle à venir en insultant allègrement Charles Beauchesne. Un peu confus devant cette mise en bouche, je me questionne un peu sur ce qui va suivre.

Soutenu par des textes très bien ficelés, Charles Beauchesne nous enmène dans un voyage sur ses peurs et angoisses. On navigue dans des eaux fort curieuses où s’enchainent son emploi comme lutin du père Noël dans un centre d’achats, ses aventures avec une ogresse sur un site de rencontres, sa phobie de Lady Gaga, ses discussions avec son frère nonchalamment raciste. Mélangeant crises de nerfs, dénonciations et moments pathétiques, il nous fait rire… beaucoup! Une seule déception : une heure de spectacle c’est trop court, on en demanderait plus!

Donc, si comme moi, vous n’êtes jamais allés au Zoofest, vous avez jusqu’à ce dimanche. Dépêchez-vous, parce que sinon vous devrez attendre un an avant de pouvoir en profiter, et un an, c’est long! Malheureusement, il n’y a plus de représentations de Charles Beauchesne, mais un bref coup d’œil à la programmation de la fin de semaine vous permettra sûrement de trouver de quoi vous déchainer les zygomatiques.

 

 

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Blogueur

Chaque mois, tel un Indiana Jones urbain, je pars à la découverte des curiosités culturelles montréalaises. Mes chroniques des activités plus insolites me fo...