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The Search Engine : Une expérience de spatialité

Après avoir présenté la première nord-américaine de The Search Engine de DJ Food l’été dernier, la Société des arts technologiques (SAT), en collaboration avec OSHEAGA Arts et Converse, a décidé d’offrir une nouvelle série de représentations qui auront lieu jusqu’au 26 octobre. Développée originellement pour le Planétarium de Londres en 2011, l’œuvre pige ses éléments visuels à même les archives des astronomes britanniques, en plus de miser sur des créations originales de DJ Food. Cette présentation a été adaptée pour la technologie de la Satosphère, et le résultat est saisissant, par sa qualité immersive et par la beauté visuelle de la projection.

Photo : Sébastien Roy – Société des arts technologiques [SAT]

La plus grande force de The Search Engine est sans l’ombre d’un doute le sentiment d’immersion qu’elle procure. La salle joue un rôle essentiel dans cette expérience. Il s’agissait de ma première visite à la Satosphère, et ce ne sera assurément pas ma dernière. Conçue en forme de dôme, la salle permet de diffuser des images sur un écran de projection sphérique de 360 degrés. Pas de sièges ou de bancs dans cette salle, mais des coussins sur lesquels les spectateurs sont conviés à s’asseoir ou à s’allonger confortablement. Ainsi installé au cœur de l’action, vous serez complètement enveloppé par l’écran.

Photo : Sébastien Roy – Société des arts technologiques [SAT]

De cette position, la projection de The Search Engine devient franchement impressionnante et donne l’illusion de participer à un voyage spatial, car tout l’environnement du spectateur fait partie du spectacle. Cela a totalement gâché la technologie 3D pour moi. Je crois que le 3D, au cinéma surtout, est particulièrement intrusif, voire agressant. Au sein de la Satosphère, cette technologie de projection m’a paru plus inclusive et accueillante, et m’a davantage donné l’impression de vivre l’œuvre et d’y être aspiré, d’en faire partie jusqu’à un certain point. Il faut dire que les visuels et les différentes animations jouent sur les perceptions et donnent l’impression que la salle est en mouvement et que le spectateur voyage au sein de cet univers tantôt calme – dans les séquences utilisant les images de l’espace –, tantôt très animé, aux limites du psychédélisme, et qui n’a rien à envier à un concert des Flaming Lips. Par ailleurs, c’est dans ces séquences d’animations plus « cartoonesques » ou rappelant un kaléidoscope que les effets sur la perception spatiale seront les plus surprenants.

Photo : Sébastien Roy – Société des arts technologiques [SAT]

Je m’en voudrais de ne pas évoquer la beauté des séquences dans l’espace. Les images projetées sont d’une excellente qualité et s’avèrent nécessaires pour compléter avec succès l’expérience immersive rendue possible par la technologie employée. L’esthétique de ces séquences n’est pas sans rappeler des films comme The Fountain et 2001: A Space Odyssey, dans lesquels les voyages en orbite sont l’occasion d’offrir une expérience sensorielle inusitée et suggérant une certaine grandeur. Néanmoins, cette performance visuelle ne serait pas la même sans la musique de DJ Food, qui mise sur les pièces de l’album The Search Engine pour accompagner l’aspect visuel de l’œuvre. Sa musique dynamise la projection et donne vie à cette succession de tableaux.

Photo : Sébastien Roy – Société des arts technologiques [SAT]

En quelques mots, The Search Engine est une expérience immersive de qualité qui vous fera voyager dans l’espace et stimulera vos perceptions spatiales tout en vous balançant de la musique de qualité pendant un peu plus de 50 minutes. Je vous l’assure, il s’agit d’une promenade saisissante qui vaut un détour. D’autant plus que vous n’aurez pas à faire d’effort, confortablement allongés…

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