Au nom du père et du fils!

Suite à une brillante prestation au Club Soda pendant Montréal En Lumière en janvier dernier, le fils du légendaire Léonard Cohen, Adam, se présentait à nouveau devant le public montréalais au Métropolis dans le cadre du Festival International de Jazz de Montréal. Il en a profité pour présenter, entre autres, quelques chansons de son nouvel album Like a man.

Une foule considérable était présente pour accueillir l’artiste. Pas un siège libre à l’horizon. Un sentiment de communion se dégageait de la salle, nous allions vivre un moment unique. Voici ce que vous avez manqué!

20 h 30. Tel que prévu, la chanteuse Dawn Tyler Watson et Paul Deslauriers entrent en scène pour briser la glace et réchauffer les spectateurs qui attendent religieusement Adam Cohen.Ce n’est pas une mince tâche que d’ouvrir le spectacle de ce dernier. La musique de ce duo, voguant entre folk et blues, conquit la foule captive. Un guitariste virtuose me rappelle que la musique, c’est certes de la technique et de la mathématique, mais c’est d’abord et avant tout de l’émotion sur une gamme de nuances. Ça met bien la table… un silence rarement entendu règne dans la salle.

21 h 45. Le moment tant attendu arrive. Sous les lumières tamisées de la scène Adam Cohen apparaît sur fond de musique planante : « Bonsoir vous allez bien? » la foule répond en applaudissant. « Tant mieux nous aussi! C’est bizarre, il y a des soirées où ils ne servent pas d’alcool. J’aimerais remercier une certaine Dominique. Merci Dominique pour cette soirée mémorable ». C’est ainsi que décolle ce spectacle sur la tendre mélodie de la chanson Sweet Dominique tirée de son album Like a man.

L’ambiance est merveilleusement bonne. Les gens sont heureux d’être là, de partager ce moment. Les plus grandes caractéristiques de cette soirée sont l’écoute et le silence. Adam Cohen, à plusieurs moments, prend le temps de s’installer, de parler à ses musiciens, d’accorder sa guitare, de se placer les cheveux, bref d’être là et surtout d’être lui-même. Ces moments n’ont donc pas semblé des longueurs, mais plutôt des respirations et des bouffées de bonheur.

« Alors, je vais vous raconter une petite histoire. Does it bother anyone that I speak in French? » Rire du public et applaudissements d’approbation. « Tant mieux, vous savez, quand on regarde un match de foot et on voit une certaine folle qui descend nue et qui traverse le jeu. Je regardais la télévision et j’ai vu quelqu’un le faire et j’ai remarqué que la personne était exceptionnellement belle. Elle s’est fait arrêtée et je l’ai vu aux nouvelles. J’ai pris en note son nom et j’ai téléphoné mon agent tout de suite pour lui dire; Jack il faut que tu me trouves cette fille, je voudrais collaborer avec elle. J’aimerais vous la présenter, il se trouve qu’elle est Montréalaise. Elle n’est pas seulement belle et jeune, mais aussi talentueuse. Je vous présente Marilou ». Il l’invita à chanter en duo une chanson de son père. Marilou a démontré une forte présence, une assurance et une voix remarquable. Bien sûr, toute l’histoire racontée pour la présenter était une blague.

C’est sur ce ton que l’ensemble du spectacle s’est déroulé. Entremêlant chansons poignantes et touchantes à un humour parfois décapant et surprenant, il a été généreux tout au long de la soirée. Dire que son nouvel album a failli ne pas voir le jour. En effet, c’est après l’avoir donné à son père pour qu’il l’écoute que tout a changé.  Il est maintenant disponible pour le plus grand plaisir de nos oreilles!

Info : Adam Cohen

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