Les Monumentales : Stefie Shock encourage les artistes émergents!
Mardi passé, je rencontrais Stefie Shock au Café du Nouveau Monde pour discuter du spectacle Les Monumentales. Le concept est simple : un artiste émergent invite un artiste établi à se joindre à lui pour la présentation d’un spectacle complet à la Scène Financière Sun Life du Monument-National. C’est donc demain que l’auteure-compositeure-interprète Gaële invite Stefie Shock à se joindre à elle pour le spectacle.
Rencontre avec Stefie Shock
J.D : Gaële t’a invité à concevoir le prochain spectacle des Monumentales. À quoi aurons-nous droit?
S.S : Nous avons commencé par choisir les chansons que nous voulions faire de part et d’autres et ensuite on s’est demandé quel genre de formule on prendrait pour les jouer. Nous serons 5 sur scène : Amélie Mandville multiinstrumentiste (chant, bassiste, percussions, etc.), Yves Labonté bassiste et peinture en direct ainsi que Lucas Paris DJ qui mettra des rythmes.
J.D : Ce que Lucas Paris fait, appelle-t-on ça de l’exploration sonore?
S.S : Oui, ce sera notre designer sonore pour la soirée. On ne sait pas ce qu’il fera. Tout au long du spectacle, il va bidouiller avec ses machines.
J.D : Tu chanteras et tu joueras de la guitare j’imagine?
S.S. Oui. Je jouerai aussi de la batterie, car nous avons trouvé des arrangements et des reprises que nous interpréterons ensemble. Nous avons vraiment procédé chanson par chanson, c’est à dire que, pour chacune, nous nous sommes questionnés sur la manière de la rendre. Il y aura donc beaucoup de nuances, de sonorités différentes. Notre démarche était d’avoir une bonne idée pour chaque chanson, sinon on la laissait tomber pour en choisir une autre.
J.D : Je comprends donc que vous jouerez ensemble tout au long du spectacle? Qu’un accompagnera l’autre?
S.S : À une exception près, Gaële fera partie de toutes mes chansons. Elle aurait pu prendre une pause, mais je me suis demandé pourquoi, dans l’fond! La pause c’est entre les deux parties du spectacle… et après!
J.D. : J’aime bien votre idée de peinture en direct par l’artiste Yves Labonté. Que ferez-vous ensuite avec sa toile?
S.S. : Elle sera vendue au bénéfice des causes que nous soutenons : la mienne, REVIVRE, et celle de Gaële, La Fondation André Dédé Fortin. Comme je suis porte-parole de cette cause, j’essaie toujours d’en faire le maximum. C’est très généreux de la part d’Yves Labonté d’offrir ainsi son talent.
J.D : Si on retourne dans le temps, au début de ta carrière, as-tu participé à un événement (spectacle) du genre, où tu étais jumelé avec un artiste plus établi?
S.S : Pas vraiment dans le même genre, mais en 2001, Jean Leloup m’avait invité à faire sa première partie pour deux spectacles. C’est certain que Jean Leloup avait un gros 10 ans d’avance sur moi! Ça m’a donné un « boost » incroyable. J’avais accès à son public qui est stimulant, jeune, expressif et énergisant. J’ai été chanceux d’avoir une telle opportunité.
J.D : Comme tu es porte-parole de l’organisme REVIVRE et que tu as parlé ouvertement de ton trouble anxieux, je me demandais comment tu composes avec le stress d’être sur scène ?
S.S : En fait, je n’ai jamais eu de problème d’anxiété sur scène, jamais. C’est toujours arrivé à peu près n’importe où sauf sur les planches. Le trac avant un spectacle est pour moi autre chose. Ça n’a pas rapport! J’ai été chanceux j’imagine. Peut-être parce que, sur scène, je suis si préoccupé par mon show, que ça mobilise mes pensées.
La repas arrive, fin de l’entrevue … Merci beaucoup, Stefie, de ta générosité et au plaisir de te voir sur scène demain soir dans le cadre des Monumentales au Monument-National.
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